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«LE DROIT DE VIVRE A L’ABRI DE TOUTE VIOLENCE DEVRAIT ETRE LE PREMIER DES DROITS DE L'HOMME »

Declaration

 

dans le cadre de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes (25 novembre 2011)

 

 

Le droit de vivre à l’abri de toute violence devrait être le premier des droits. Pourtant, chaque jour, des millions de femmes et de filles sont victimes de la violation de ce droit car elles sont tout particulièrement visées dans les guerres et les conflits, soumises à la traite à des fins de prostitution, contraintes au mariage forcé ou au mariage étant encore enfant, au viol conjugal, au crime dit d’honneur, à la violence sexuelle et à d'autres formes de violence physique et psychologique.

 

La violence empêche les femmes de mener une vie normale et les prive de leur dignité d’être humain. Tant que la violence à l’égard des femmes continuera d’être largement répandue, il ne pourra pas y avoir une réelle égalité des chances pour les femmes et les hommes.

 

L’Assemblée parlementaire appelle les parlements nationaux à renforcer le cadre juridique garantissant que les femmes victimes de violences bénéficient d’un large éventail de mesures de protection, que des sanctions dissuasives contre les auteurs de ces violences soient instaurées et effectivement appliquées et que des dispositions soient prises pour, en premier lieu, empêcher que de telles situations ne se produisent.

 

L’Assemblée parlementaire appelle aussi les parlements nationaux à promouvoir une meilleure compréhension du phénomène de la violence à l’égard des femmes, notamment au sein des forces de l’ordre dont la mission est de faire respecter la loi, et à faire clairement savoir que même lorsqu'elle se produit au sein de la famille, la violence à l’égard des femmes n’est jamais une question d’ordre purement privé, mais toujours une question qui met en jeu l’intérêt de la collectivité.

 

Enfin, l'Assemblée appelle les parlements nationaux à inciter leurs gouvernements respectifs à signer la Convention du Conseil de l'Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique et à la ratifier sans délai.

 

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