Selon les observateurs, les élections au Monténégro ont satisfait à la quasi-totalité des normes internationales, mais la démocratisation du pays doit se poursuivre
PODGORICA, 30 mars 2009 – Les élections législatives qui ont eu lieu hier au Monténégro ont satisfait à la quasi-totalité des obligations et normes internationales, mais le processus a souligné une fois encore la nécessité de poursuivre la démocratisation du pays, a conclu la mission internationale d'observation des élections dans une déclaration publiée aujourd'hui.
Les élections ont dans l'ensemble été organisées de façon professionnelle et les partis politiques ont pu présenter librement leurs programmes aux électeurs. Le scrutin et son dépouillement ont été jugés extrêmement positifs par les observateurs, peu d'incidents ayant été signalés.
Les observateurs ont toutefois fait remarquer que le manque de confiance de l'opinion publique demeurait l'un des principaux défis, dans la mesure où de fréquentes allégations de fraude électorale et le flou qui entourait les structures de l'Etat et des partis ont eu une influence négative sur le sentiment d'un grand nombre d'électeurs. Parmi les autres défis à relever figurent les indispensables harmonisations et réformes du cadre électoral, l'absence de voies de recours satisfaisantes et la couverture trop peu critique de l'événement par la plupart des médias radiodiffusé.
« J'observe depuis longtemps l'évolution politique et économique du Monténégro, que ce soit avant ou après son indépendance. Au cours de ces années, le pays a fait des progrès constants en matière de démocratie et le jour du scrutin qui a eu lieu hier a été en ce sens véritablement passionnant. Il ne fait aucun doute selon moi que ces élections ont encore renforcé la démocratie au Monténégro », a déclaré Roberto Battelli, chef de la délégation de l'Assemblée parlementaire de l'OSCE (AP OSCE) et coordinateur spécial de la mission d'observation de courte durée de l'OSCE.
« L'organisation des élections a été remarquablement efficace. Mais pour acquérir une légitimité et gagner la confiance de l'ensemble de l'électorat, surtout parmi les électeurs qui ont voté pour les perdants du scrutin, les vainqueurs devront se montrer davantage soucieux d'inclusion, de pluralisme et d'équité », a indiqué Andreas Gross, chef de la délégation de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE).
« Les élections ont été parfaitement organisées, mais la démocratie doit également reposer sur une profonde confiance des citoyens dans ses institutions. Il est par conséquent indispensable de renforcer cette confiance dans le processus électoral, notamment en enquêtant sérieusement sur les allégations persistantes de fraude et en mettant enfin en œuvre des recommandations formulées depuis longtemps. Cette démarche est particulièrement importante pour la poursuite de la démocratisation du Monténégro et son processus d'intégration européenne », a précisé Artis Pabriks, chef de la mission d'observation de longue durée des élections du Bureau des institutions démocratiques et des droits de l'homme de l'OSCE (OSCE/BIDDH).
Pour de plus amples informations, veuillez contacter :
Klas Bergman, AP OSCE, portable : +45 60 10 83 80, klas@oscepa.dk
Jens-Hagen Eschenbächer, OSCE/BIDDH, portable : + 382 67 554 366 ou +48 603 683 122, jens.eschenbaecher@odihr.pl
Bogdan Torcatoriu, APCE, portable : +33 662 27 65 23, bogdan.torcatoriu@coe.int