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Recommandation 1364 (1998)1
Coopération européenne dans le domaine de la jeunesse et propositions récentes de changement de structures
1. LAssemblée voit en la jeunesse lavenir de lEurope et une force positive pour le changement actuel. Le Conseil de lEurope devrait donc la considérer comme un objectif prioritaire et un partenaire de ses activités.
2. Elle a attiré lattention sur limportance de la participation des jeunes à la vie institutionnelle et politique dans ses rapports sur la participation collective des jeunes (1975), la coopération des jeunes en Europe (1980), la participation des jeunes à la vie politique et institutionnelle (1985), la représentation des jeunes au niveau national (1990) et le Centre européen de la jeunesse de Budapest (1996).
3. LAssemblée reconnaît le rôle majeur joué par les organisations de jeunesse dans louverture de lEurope centrale et orientale, et dans la promotion des idéaux du Conseil de lEurope, notamment dans la campagne contre le racisme, lantisémitisme, la xénophobie et lintolérance, et rappelle limportance de leur engagement actuel dans le dialogue euro-méditerranéen des jeunes.
4. LAssemblée nignore pas que seule une petite partie de la jeunesse est organisée de façon traditionnelle. Cependant, les activités des organisations de jeunesse bénéficient à un grand nombre de jeunes et pas seulement à leurs membres respectifs. En 1980 déjà, lAssemblée soulignait limportance "de faire participer aussi les jeunes qui nappartiennent pas à des organisations de jeunesse reconnues". Aujourdhui, elle estime quil faut déployer de nouveaux efforts afin didentifier et datteindre les jeunes, et notamment les jeunes des milieux défavorisés, en vue de les associer aux travaux du Conseil de lEurope.
5. La promotion par lAssemblée dinitiatives concernant les jeunes dirigeants politiques et sa participation active au Democratic Leadership Programme illustrent cet intérêt.
6. LAssemblée a également étudié certaines des préoccupations sociales et économiques actuelles des jeunes telles que le chômage des jeunes, la mobilité en Europe centrale et orientale, la drogue, la jeunesse marginalisée ou la jeunesse rurale.
7. Afin de poursuivre létude de ces problèmes, il convient dassurer la coopération entre le secteur jeunesse et les autres secteurs du Conseil de lEurope, à savoir la Direction de léducation, de la culture et du sport, la Direction des affaires sociales et économiques, et la Direction des droits de lhomme.
8. La commission de la culture et de léducation suit depuis le début le réexamen actuel de la politique, des activités et des institutions du Conseil de lEurope dans le domaine de la jeunesse, engagé par les Délégués des Ministres et le Secrétaire Général, et a procédé à des échanges de vues avec les différents organes concernés.
9. LAssemblée recommande en conséquence au Comité des Ministres de tenir compte des points suivants lors du réexamen des priorités et structures dans le secteur jeunesse du Conseil de lEurope:
i. il faudrait maintenir la participation des représentants de jeunesse au processus de prise de décision (système de cogestion) au même niveau quà lheure actuelle;
ii. les travailleurs sociaux, chercheurs et autres nouveaux partenaires qui travaillent pour les jeunes peuvent être consultés ou invités en tant que personnes ressources;
iii. il conviendrait détudier lopportunité de conserver un comité directeur spécifique pour la coopération intergouvernementale dans le domaine de la jeunesse;
iv. il faudrait assurer la coordination avec les autres secteurs sans recourir à la création dautres structures intermédiaires;
v. il conviendrait de rassurer le Centre européen de la jeunesse de Budapest quant à léquivalence de son statut dorigine avec le Centre européen de la jeunesse de Strasbourg et de ne pas le reléguer au rang de centre de deuxième classe pour les jeunes dEurope de lEst;
vi. il ne faudrait pas entreprendre de restructuration ayant pour effet de diminuer les affectations en crédits et en personnel du secteur jeunesse;
vii. il conviendrait que les contributions au budget du Fonds européen pour la jeunesse soient obligatoires pour tous les signataires de la Convention culturelle européenne et que le choix des activités à financer par ce fonds continue dincomber uniquement à son conseil de direction;
viii. il conviendrait de renforcer la coopération avec lUnion européenne.
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1. Texte adopté par la Commission Permanente, agissant au nom de lAssemblée, le 18 mars 1998.
Voir Doc. 8016, rapport de la commission de la culture et de léducation, rapporteurs: Mme Plechatá et M. Jakic.