Doc. 10408

22 janvier 2005

Adolescence en détresse: une approche sociale et sanitaire du mal-être des jeunes

Recommandation 1632 (2003)

Réponse du Comité des Ministres

adoptée à la 912e réunion des Délégués des Ministres (19 janvier 2005)

Le Comité des Ministres a examiné la Recommandation 1632 (2003) relative à l’adolescence en détresse : une approche sociale et sanitaire du mal-être des jeunes » et voudrait donner à l’Assemblée l’information suivante :

A. Remarques d’ordre général

1.       Le Comité des Ministres partage les préoccupations de l’Assemblée parlementaire et il est prêt à soutenir des programmes sociaux et sanitaires visant le bien-être des adolescents tant au niveau national qu’au niveau du Conseil de l’Europe. Le Comité des Ministres tient toutefois à souligner qu’il considère l’adolescence non comme « âge à problèmes » mais comme période riche d’enseignements, d’acquisitions nouvelles, de remises en question, porteuse d’un regard neuf sur l’adulte et la société qui est nécessaire au progrès de toute société. Il réclame en conséquence une approche positive à l’égard de l’adolescence de la part de tous les acteurs de politiques sociales et de la santé ainsi que la reconnaissance de la valeur des jeunes en tant que ressource humaine et leur capacité à contribuer aux débats pertinents et à être impliqués dans la prise des décisions les concernant.

2.       Il est cependant largement reconnu que l’adolescence est une période de plus en plus difficile à vivre. Les sociétés actuelles attendent beaucoup d’adolescents en tant que futurs adultes et oublient leurs revendications et leurs droits propres, droits de l’enfant. Il faut surtout garder à l’esprit la fonction formatrice de cette période de la vie où le risque joue un rôle important et souvent positif. Ce sont des risques démesurés, qui sont la réponse à un malaise et qui préoccupent l’Assemblée parlementaire, qu’il faut prévenir.

3.       L’adolescence n’est pas dans ce sens une affaire privée mais une question de société qui appelle des réponses qui soient autre chose que la récrimination rapide et simple de la conduite des jeunes. Les adolescents vivant un malaise nécessitent une attention particulière prenant en compte ce qu’ils sont en cette période charnière du développement humain. Dans ce sens il est possible de considérer l’adolescence comme un groupe fragile où les professionnels de la santé jouent un rôle important. Le Comité européen de la santé (CDSP), à qui le Comité des Ministres a transmis cette Recommandation et l’a accueilli avec la plus grande attention, souscrit à un certain nombre d’analyses faites par l’Assemblée et souhaite attirer son attention sur ses travaux et propositions pertinentes.

4.       Il est important de souligner que le travail direct et personnel avec les jeunes et l’écoute qu’il faut leur accorder en ces occasions permet de mieux comprendre leurs difficultés, leurs attitudes et comportements. Le Conseil de l’Europe est engagée sur cette voie à travers les activités du Secteur de la Jeunesse.

5.       Le domaine de la cohésion sociale a également favorisé la participation des jeunes. Il convient de citer à cet égard le Forum pour l’enfance et la famille, qui a accueilli à chacune de ses sept réunions au moins six adolescents différents et les a invités à se prononcer sur toute question étudiée sur un pied d’égalité avec les adultes, ou encore les travaux sur les jeunes dans les quartiers défavorisés. Les deux activités ont démontré combien les jeunes étaient inquiets de leur avenir, combien ils avaient besoin de confiance et de repères sûrs, combien ils appréciaient l’action respectueuse de leur identité de la part des professionnels du soin auprès des adolescents, et en particulier des médiateurs pour enfants dont l’existence dans les Etats membres ils trouvent fort utile.

6.       En guise de conclusion à cette première partie de réponse, le Comité des Ministres voudrait attirer l’attention de l’Assemblée sur le fait qu’il a annexé à sa réponse les avis de ces trois organes, à savoir, le Comité européen de la santé, le Conseil consultatif pour la jeunesse et le Groupe Pompidou, considérant qu’ils contiennent d’amples informations sur le travail de ces trois organes en rapport avec les soucis exprimés par l’Assemblée.

B. Remarques par rapport aux points 10 ii, iii, iv d et e, et 11 ii, iii et v de la Recommandation

7.       Concernant les analyses et les réponses du secteur de la cohésion sociale relatives au malaise de l’adolescence, il convient de citer deux publications issues des activités précitées (elles ont récemment paru avec le soutien financier des deux projets intégrés du Secrétaire Général). L’une porte sur « La participation des enfants aux projets – comment faire pour que ça marche ! », l’autre sur « Les jeunes et l’exclusion dans les quartiers défavorisés : s’attaquer aux racines de la violence ». Les deux soutiennent l’idée que pour prévenir le malaise des adolescents il faut les intégrer aux projets liés à leur lieu de vie et de scolarisation, développer des projets avec eux, leur donner le sentiment d’appartenance et d‘affiliation à la société sur lequel se fonde la citoyenneté.

8.       S’agissant des plans dans le secteur intergouvernemental, il existe des projets visant le développement dans les Etats membres de politiques de soutien à l’action parentale dans l’intérêt supérieur de l’enfant et en fonction de son âge. Ce nouveau projet, élaboré dans le cadre du Comité européen pour la cohésion sociale (CDCS) reconnaît la désorientation des enfants, au sens de la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant – personnes de moins de dix-huit ans, et trop souvent des parents, face à la multiplicité et à la diversité des chances qui s’offrent à eux mais aussi aux défis qu’ils doivent relever et des risques qu’ils courent dans les sociétés modernes. Le projet pourra également développer des activités qui s’inscriront dans le nouveau programme transversal à mettre en place à partir de 2005 sur « La violence et l’enfance ». Le projet sur la parentalité prévoit le soutien aux enfants et leur protection contre la violence, l’auto-violence et les influences néfastes exercées par des parents ou des tiers ou encore la société, notamment les médias et le marché, envers les personnes de moins de dix-huit ans.

9. De plus, le secteur de la cohésion sociale et celui de la jeunesse sont conscients de l’utilité de relever certaines questions en étroite collaboration. Pour ce faire, une réunion de réflexion a été organisée en septembre 2004 afin d’identifier des domaines et questions clefs des politiques de l’enfance et de la jeunesse, qui nécessitent d’être traités de façon coordonnée. A l’issue de cette réunion, les experts ont formulé des recommandations qui insistent sur la nécessité de créer des synergies entre les différents secteurs concernés et d’y inclure la société civile. La mise en place d’un espace de dialogue et de coopération durable entre les Comités directeurs des deux secteurs, tel que par exemple un Forum, permettrait à ces secteurs de se rencontrer à intervalles réguliers afin de mettre en commun les informations, d’avoir des échanges de vues approfondis et de renforcer la coopération sur des questions d’intérêt commun. Entre autres, les experts ont identifié un certain nombre de domaines et questions transversales pour une coopération future, notamment la promotion de styles de vie « sains » chez les enfants et les jeunes, la prévention de la violence, les droits des enfants et le soutien aux parents (« parenting »).

10. Le Comité des Ministres examinera attentivement des propositions qui lui seront soumises à l’avenir et qui viseront à améliorer la coordination à cet égard, au sein des Etats membres et du Conseil de l’Europe.

Annexe 1 à la réponse

Commentaires du Conseil consultatif pour la jeunesse (DJS-CCJ)

sur la Recommandation 1632 (2003) de l’Assemblée parlementaire

En ce qui concerne la Recommandation 1632 (2003) de l’Assemblée parlementaire relative à l’adolescence en détresse : une approche sociale et sanitaire du mal-être des jeunes, le Conseil consultatif pour la jeunesse reconnaît que d’une manière générale, on assiste à une augmentation importante du nombre de jeunes cherchant à s’exposer à des risques et adoptant une conduite « extrême », souvent sans avoir conscience des risques calculés en jeu.

Une vaste étude sur la jeunesse (Youth at Risk (1999), par le Prof. Flemming Balvig, de l’Université de Copenhague) a établi qu’une majorité de jeunes acceptent un certain degré de risque calculé dans leur vie quotidienne comme étant un fait sur lequel ils n’ont pour ainsi dire aucune prise. Les statistiques de la criminalité indiquent que les jeunes de seize à vingt-quatre ans constituent le groupe le plus susceptible d’être impliqué dans des actes de violence, en tant que victimes ou agresseurs.

Le Conseil consultatif se rend bien compte de la gravité de la situation créée par la hausse des suicides et de l’usage de drogues parmi les jeunes, et ils se félicite de la Recommandation 1632 (2004), en laquelle il voit un pas utile vers l’insertion des jeunes dans la société. Les Etats membres doivent en outre s’attaquer aux très graves difficultés que rencontrent les jeunes d’Europe, tout en reconnaissant la contribution des organisations de jeunesse aux efforts accomplis pour élaborer et appliquer effectivement des mesures de prévention.

En particulier, le Conseil consultatif se félicite de l’appel lancé aux Etats membres pour qu’ils se focalisent sur les systèmes d’alerte précoce et prennent plus au sérieux les signes de comportement à haut risque chez les jeunes.

Des programmes de prévention et de soutien s’imposent plus que jamais, car en ce qui concerne le passage réussi à l’âge adulte, les jeunes d’aujourd’hui se différencient particulièrement de leurs aînés de par leur culture, leurs valeurs et leurs besoins.

Les ressources sont rares ; de l’avis du Conseil consultatif, la politique et les mesures de prévention sont souvent générales, et non pas axées le plus efficacement possible sur des groupes cibles ayant des besoins particuliers en matière d’information, d’aide et de soutien. Les dispositions prises doivent donc être plus spécifiques dans leur démarche et leur méthodologie, afin d’offrir les meilleures chances d’atteindre les groupes cibles.

Au surplus, le Conseil consultatif voudrait attirer l’attention sur le fait qu’à l’heure actuelle, dans de nombreux pays membres du Conseil de l'Europe, des ONG de jeunesse travaillent activement sur ces problèmes, et il encourage les pouvoirs publics à demander davantage à ces ONG de les aider et de coopérer avec eux dans l’élaboration de mesures de prévention efficaces. Il existe déjà, dans beaucoup d’Etats membres, des ONG qui œuvrent sur le terrain et possèdent une large expériences de questions telles que la prévention de la violence (éducation par les pairs, programmes fondés sur le recours à des mentors, etc.), la prévention de la toxicomanie et les initiatives tendant à la réduire, de même que ses méfaits (éducation en groupes de pairs, groupes d’auto-assistance, lignes vertes téléphoniques et consultations bénévoles ouvertes à tous).

Annexe 2 à la réponse

Avis adopté par le Bureau du Comité européen de la santé (CDSP)

sur la Recommandation 1632 (2003) de l’Assemblée parlementaire

1.        Le CDSP se félicite de la Recommandation de l’Assemblée qui participe à l’effort permanent du CDSP pour promouvoir l’équité en matière de soins de santé et améliorer la condition sanitaire de tous les européens en général et des populations vulnérables en particulier.

2.        Le CDSP approuve le diagnostic sur la situation des adolescents et partage les préoccupations de l’Assemblée parlementaire. Il conclut, toutefois, que les jeunes se caractérisent non seulement par le fait qu’ils s’exposent à de nombreux risques sanitaires et sociaux, mais aussi par leur grande capacité de récupération en cas de problème. Le terrain est donc favorable pour des mesures ciblées comme celles que propose l’Assemblée parlementaire dans sa Recommandation.

3.        Le CDSP convient qu’il serait utile d’analyser et de comprendre les causes des comportements à risque pour mettre en place des stratégies adéquates et donner aux jeunes les moyens de mieux « gérer leur vie ». Il fait observer que cela est généralement vrai pour tout le monde tout au long de sa vie. L’approche fondée sur la notion de cohésion sociale et sur les stratégies à définir pourraient aider à résoudre les problèmes de la jeunesse.

4.        Quant aux stratégies proposées aux Etats membres, le CDSP les jugent saines, pragmatiques et réalisables.

5.       Le CDSP attire l’attention sur ses propres activités qui peuvent aider à élaborer ces stratégies.

a.       La Recommandation Rec(2001)12 relative à l’adaptation des services de soins de santé à la demande de soins et de services des personnes en situation marginale, qui couronne la série des recommandations sur les populations vulnérables, préconise une politique cohérente et globale fondée sur les principes d’équité, de dignité humaine et de participation. Pour protéger et améliorer la santé des personnes vivant en situation marginale, elle propose une approche multisectorielle de la prévention, pour assurer des environnements favorables à l’intégration sociale, éviter la stigmatisation et accroître la base des connaissances. Les mesures adoptées pour améliorer l’accès des catégories vulnérables profitent aussi à la population générale, y compris à certains groupes d’adolescents.

b.       La Recommandation Rec(2000)5 relative au développement de structures permettant la participation des citoyens et des patients au processus décisionnel concernant les soins de santé est un bon guide pour responsabiliser les jeunes dans leur rôle de citoyens actifs et de patients.

c.       La Recommandation Rec(2001)13 relative au développement d’une méthodologie dans l’élaboration de lignes directrices pour de meilleures pratiques médicales offre une approche globale et est un instrument pratique pour définir des lignes directrices de meilleures pratiques, proposées au point 11. iii de la Recommandation de l’Assemblée parlementaire.

d.        La Recommandation Rec(2004)17 relative à l’impact des technologies sur les soins de santé – le patient et Internet mentionne diverses solutions qui ont fait leurs preuves dans le domaine de la réduction du stress, de la prévention du suicide et de la promotion de la santé mentale. De nombreux adolescents utilisent déjà les lignes d’appel anonymes, les forums de discussion de pairs surveillés par des professionnels, l’accès rapide à un soutien psychologique et à des informations de qualité. La Recommandation indique aux Etats membres comment utiliser les techniques modernes de communication dans l’intérêt d’utilisateurs individuels et du système de santé proprement dit.

e.        Le CDSP attire aussi l’attention sur les activités du Réseau européen des écoles en santé, projet mené conjointement avec succès avec l’Organisation mondiale de la santé et l’Union européenne, qui peu être un excellent instrument pour mettre en œuvre certaines des mesures proposées par l’Assemblée parlementaire.

6.        Le CDSP salue l’intention sous-jacente à cette proposition qui est de considérer les jeunes comme un groupe particulièrement vulnérable. Compte tenu de la remarque faite au point 2, le CDSP propose de considérer les jeunes comme l’éventuel groupe cible de politiques spécifiques plutôt que comme une catégorie particulièrement vulnérable. Les priorités en matière de santé dépendent largement de la situation démographique, sociale et économique des Etats membres.

7.        Le CDSP est prêt à participer à l’élaboration de toute nouvelle mesure nécessaire en faveur de la jeunesse, en particulier dans le cadre de la nouvelle politique de projets intégrés, intéressant toutes les structures du Conseil de l'Europe.

Annexe 3 à la réponse

Commentaires du Groupe Pompidou

sur la Recommandation 1632 (2003) de l’Assemblée parlementaire

Le Groupe Pompidou, Accord partiel au sein du Conseil de l’Europe en charge des problèmes liés à la consommation de drogues, s’est préoccupé tout au long de ses activités des risques et dommages engendrés par les substances illicites pour les jeunes. Il se réjouit donc tout particulièrement de ce que l’Assemblée accorde son attention à ces problèmes.

Il souhaite rappeler dans ce contexte que les activités du groupe se situent à plusieurs niveaux. Tout d’abord, le Groupe contribue aux enquêtes scolaires menées périodiquement dans 27 pays européens depuis 1995 en coopération avec le Swedish Council for Information on Alcohol and Other Drugs (CAN). Ces enquêtes visent à une collecte de données comparables sur une base standardisée. Le but du projet est de comparer l’usage d’alcool et de drogues chez des élèves jusqu’à l’âge de 16 ans, de surveiller et comparer les tendances entre pays et de servir d’incitation pour la prévention de la consommation d’alcool et d’autres drogues chez les jeunes. Les résultats de la dernière enquête, effectuée au cours du printemps 2003, seront publiées fin 2004. Les données obtenues peuvent être utilisées, entre autres, dans le cadre de l’évaluation du plan d’action sur les drogues de l’Union européenne et de la déclaration de l’Organisation mondiale de la santé sur les jeunes et l’alcool. Une évaluation de l’impact du projet ESPAD a montré le grand intérêt parmi les médias tout comme parmi les politiques qui ont fait un important usage des données collectées dans la conception de leurs politiques. La Conférence ministérielle du Groupe Pompidou (Dublin, octobre 2003) a donc décidé de continuer la contribution du Groupe au projet ESPAD dans le cadre de son programme de travail 2003-2006.

Le Groupe ne s’est pourtant pas contenté de contribuer à l’observation du phénomène de la consommation de drogues par les jeunes, mais a menés un nombre important d’activités en matière de prévention qui restera un domaine prioritaire de son programme de travail 2003 – 2006. Dans ce cadre, le Groupe envisage d’impliquer davantage les jeunes eux-mêmes et leurs parents afin de mieux cibler les mesures de prévention, en leur donnant un caractère plus participatif et démocratique.

Ce concept a été développé notamment lors du séminaire que le Groupe Pompidou a organisé en 2002 à Helsinki sur le thème « Prévention ciblée en matière de toxicomanie – sensibilisation des jeunes au sein de la communauté ». Ce séminaire a démontré à quel point une participation active de jeunes peut contribuer à leur mobilisation lorsqu’il s’agit d’élaborer, mettre en œuvre et évaluer des programmes de prévention. Sur la base de cette expérience fructueuse, le Groupe Pompidou a organisé, pour la première fois, un « Forum européen consultatif sur la prévention en matière de drogues », dans la Fédération de Russie les 6-7 octobre 2004, réunissant des jeunes, des responsables politiques et des experts.

De même, le Groupe Pompidou a inclus dans son programme de travail plusieurs activités visant à aider et soutenir les parents comme acteurs actifs dans le domaine de la prévention primaire, un rôle considéré de plus en plus comme important, à commencer par les plus jeunes enfants pour lesquels les parents peuvent contribuer à jeter les bases pour la prévention avec le plus d’effectivité. Pour ce faire, il s’agira a leur donner l’accès direct à une information et un soutien de qualité professionnelle qui leur fait souvent défaut.

Enfin, le Groupe Pompidou consacrera son attention à la situation dans les régions rurales et périphériques où l’on observe souvent un manque de stimulation, de motivation et de perspectives pour les jeunes ce qui amène à un taux élevé de consommation de drogues. En même temps, les professionnels et autorités en charge de ce problème dans ces régions manquent souvent de possibilités de contacts, d’échanges et de coopération avec d’autres professionnels ou institutions ce qui rend une action préventive encore plus difficile. A partir de ce constat, le Groupe Pompidou envisage de développer un programme pilote pour les parents d’enfants vulnérables et les professionnels dans ces régions rurales et éloignées qui pourrait s’appuyer sur l’utilisation de l’Internet.