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Pour débat à la Commission permanente – Voir article 15 du Règlement
Doc. 9988
22 octobre 2003
Les lesbiennes et les gays dans le sport
Rapport
Commission de la culture, de la science et de l’éducation
Rapporteur: M. Tony Banks, Royaume Uni, Groupe socialiste
Résumé
Le sport joue un rôle déterminant dans l’intégration sociale et la pratique du sport devrait être ouverte à tous. La discrimination à l’égard des lesbiennes et des gays ne devrait plus être tolérée dans les Etats membres du Conseil de l’Europe.
L’Assemblée parlementaire est persuadée que l’homophobie dans le sport devrait être combattue sur les mêmes bases que le racisme et les autres formes de discrimination et a élaboré des recommandations spécifiques adressées aux Etats membres, aux organisations sportives et au Comité des Ministres.
I. Projet de recommandation
1. L’Assemblée Parlementaire s’est prononcée contre la discrimination dans le sport dans sa Résolution 1092 (1996) relative à la discrimination à l’égard des femmes dans le domaine du sport.
2. Elle rappelle que la Charte Olympique déclare que "toute forme de discrimination à l’égard d’un pays ou d’une personne, qu’elle soit pour des raisons raciales, religieuses, politiques, de sexe ou autres est incompatible avec l’appartenance au mouvement olympique".
3. La discrimination fondée sur l’orientation sexuelle est contraire à la Convention européenne des droits de l’homme et à son Protocole n° 12, article 1 portant sur l’interdiction générale de la discrimination, et n’est pas acceptable dans les Etats membres du Conseil de l’Europe.
4. Le sport est un facteur clé de l’intégration sociale et, aux termes de la Charte européenne du sport, la participation au sport doit être ouverte à tous.
5. Les gays et les lesbiennes se plaignent d’être défavorisés lorsqu’il s’agit de participer à des activités sportives que ce soit dans les organisations sportives ordinaires ou dans le cadre scolaire.
6. L’Assemblée estime que l’homophobie dans le sport, chez les participants comme dans leurs rapports avec les spectateurs, doit être combattue pour les mêmes motifs que le racisme et les autres formes de discrimination.
7. L’Assemblée invite par conséquent ses Etats membres à:
i. lancer des campagnes actives contre l’homophobie dans le sport et à étendre à celle-ci les campagnes actuellement menées contre la xénophobie;
ii. inclure l’homophobie et les propos insultants à l’égard des gays et lesbiennes dans les motifs justifiant une accusation de discrimination et de harcèlement du fait de l’orientation sexuelle;
iii. ériger en infraction pénale le fait de scander des slogans homophobes sur le lieu ou à proximité des manifestions sportives, comme cela est déja le cas pour les slogans racistes;i
iv. faire participer les ONG de la communauté gay et lesbienne à leurs campagnes ainsi qu’à toutes les autres mesures nécessaires pour instaurer un climat de confiance.
8. L’Assemblée appelle, par ailleurs, les organisations sportives européennes à:
i. ériger en infraction à leurs statuts le fait de proférer des slogans homophobes et autres propos injurieux du même ordre, comme elles le font déjà pour les slogans et autres insultes de caractère xénophobe et raciste;i
ii. inviter l’UEFA à adapter son « plan en dix points pour les clubs de football professionnel » en y incluant l’action contre l’homophobie;
iii. adopter ou adapter à l’intention des clubs sportifs professionnels des lignes directrices concrètes pour s’opposer à toute discrimination, y compris le racisme, la xénophobie, le sexisme et l’homophobie; lancer des campagnes actives contre l’homophobie et étendre à l’homophobie les campagnes existantes contre la xénophobie dans le sport.
9. Enfin, l’Assemblée recommande au Comité des Ministres:
i. d’ajouter aux motifs énumérés à l’article 4 de la Charte Européenne du Sport la discrimination fondée sur l’orientation sexuelle;
ii. d’inclure l’homophobie et la discrimination dans le sport et l’éducation dans la préparation de la 10ème Conférence des Ministres du Sport prévue pour 2004;
iii. de demander aux ambassadeurs nationaux pour le sport, la tolérance et l’esprit sportif de prendre en compte cet élément dans l’accomplissement de leur mission;
iv. d’étudier la possibilité d’intégrer la question de l’homophobie dans le cadre de la Convention européenne sur la violence et les débordements de spectateurs lors de manifestations sportives.
II. Exposé des motifs
par M. Banks
Introduction
Le Conseil de l'Europe joue un grand rôle dans le domaine des droits de l'homme. La Convention européenne des Droits de l'Homme (CEDH) interdit toute discrimination à l’encontre des gays, lesbiennes et bisexuels dans les quarante-cinq pays qui l’ont reconnue et ratifiée.
Le Comité des Ministres du Conseil de l'Europe a confirmé que le Protocole 12 de cet instrument assure une protection contre la discrimination due à l’orientation sexuelle. Cependant, les États membres du Conseil de l'Europe n’ont pas encore signé et ratifié ce protocole. La Cour européenne des Droits de l'Homme a confirmé en 1999 que l’orientation sexuelle était un motif de discrimination interdit dans l’exercice de tous les droits conférés par la CEDH.
La Charte européenne du Sport déclare, elle aussi, que la participation au sport doit être ouverte à tous les Européens.
Lors de la Conférence européenne sur le sport, la tolérance et l’esprit sportif qui a eu lieu à Chypre en mai 2001, l’orientation sexuelle a été définie comme l’un des motifs de discrimination dans le sport.
Mme Ans Zwerver a présenté en 2002 une proposition de recommandation sur « la situation des lesbiennes et des gays dans le sport dans les États membres ». Ce texte, qui n’a pas été examiné en commission, mais qui a réuni quarante et une signatures, préconisait « que le Comité des Ministres demande aux comité directeur et comité d’experts concernés de faire le point sur les études de recherche existantes (au sens de l’article 11 de la Charte européenne du sport) ainsi que sur les bonnes pratiques actuellement appliquées dans ce domaine dans les États-membres » 1.
La proposition de recommandation souligne que « De récentes études montrent que les (jeunes) gays et lesbiennes dans les États membres du Conseil de l’Europe sont désavantagés pour ce qui est de leur participation à des activités sportives dans leur organisation sportive locale habituelle ou aux activités scolaires d’éducation physique et sportive » 2. Le présent rapport examine la situation des gays et lesbiennes dans le sport amateur et formule des recommandations sur la manière dont l’éducation peut servir à encourager la participation au sport parmi tous les jeunes.
Le sport peut être pratiqué et regardé à bien des niveaux différents, et dans le présent rapport, on étudie aussi la manière dont les bonnes et mauvaises pratiques de certains sports professionnels peuvent être converties en codes de conduite et en initiatives bénéficiant d’un soutien politique.
Venant après les engagements pris en la matière par le Conseil de l'Europe 3, le présent rapport donne une suite vitale aux travaux déjà soutenus par les États membres. La situation actuelle des gays et lesbiennes dans le sport au sein des États membres est expliquée en détail dans les exposés des gouvernements nationaux inclus dans le rapport.
« Le sport est un facteur-clé d’intégration sociale » 4, et le présent rapport reconnaît que la situation des gays et lesbiennes dans le sport doit être perçue sous l’angle plus large de leur position au sein de la société.
Quel est le problème ?
Avant d’étudier la question en détail, il faut déterminer pourquoi la situation des gays et lesbiennes dans le sport pose problème.
Qui se plaint ?
Pourquoi prendre la peine de faire autant de bruit autour de l’homophobie, alors que contrairement aux victimes du racisme dans le sport, peu de sportifs de haut niveau se plaignent d’être victimes d’homophobie ?
Est-ce parce qu’il n’y a ni gays ni lesbiennes parmi les sportifs de haut niveau ? Étant donné que 5% de la population5 sont gays ou lesbiens, la réponse est évidemment négative.
Cela tient-il à ce que les athlètes gays et lesbiennes ne sont pas affectés par l’homophobie ou s’en moquent ? C’est vrai, bien entendu, de certains d’entre eux, mais d’après ce que montrent le présent rapport et les recherches accomplies par des organismes sportifs, des gouvernements nationaux et des institutions sportives dans toute l’Europe, tel n’est manifestement pas le cas pour beaucoup.
Donc, si l’on admet que des gays et lesbiennes sont présents à tous les niveaux sportifs et que les cas d’homophobie sont réels, on va devoir déterminer si certains ne veulent pas parler de cette question parce qu’ils ont peur de la réaction du public, des médias ainsi que de leurs autorités sportives, et (ou) s’ils craignent une désaffection éventuelle de leurs parrains, ainsi que des retombées négatives pour l’avenir de leur carrière.
Pourquoi est-ce important ?
Nul ne doit perdre la moindre occasion pour cause de discrimination, et tous les États membres du Conseil de l'Europe cherchent à réaliser l’égalité entre leurs citoyens. L’homophobie ne doit donc pas être un obstacle pour quiconque cherche soit à pratiquer le sport en amateur ou en professionnel, soit à en être spectateur.
Le sport doit toujours engendrer l’optimisme de qui le pratique ou le regarde, et un(e) athlète qui n’est pas entièrement concentré ne peut concourir à son plus haut niveau. Or, l’obligation de cacher sa sexualité ou de supporter les préjugés d’autrui a pour effet, au mieux de rendre la vie désagréable et malheureuse (ce que le sport ne doit être en aucun cas), au pire d’amener des sportifs à arrêter la compétition ou même à adopter un comportement destructeur.
Sport gay et lesbien
Après avoir considéré la situation des gays et lesbiennes dans le sport en général, il importe de noter le rôle joué par les clubs et événements sportifs gays et lesbiens, ainsi que d’étudier les préjugés qui entourent ceux-ci.
La Fédération sportive européenne gaie et lesbienne (EGLSF) a effectué beaucoup de recherches dans ce domaine, et bien que le présent rapport n’ait pas pour rôle de régurgiter les documents qui émanent d’elle, il vaut la peine de tenir compte des points suivants :
1. Les clubs sportifs séparés pour gays et lesbiennes se développent à toute allure, ce dont témoignent bien des mesures positives prises en faveur de la participation des gays et lesbiennes au sport. C’est ainsi que dans sa réponse à la lettre s’enquérant de la situation au Danemark en vue de l’établissement du présent rapport, le gouvernement de ce pays a répondu : « il y a au Danemark plusieurs clubs sportifs gays et lesbiens... [qui]... sont membres à part entière de nos fédérations et reçoivent une aide publique égale à celle versée aux autres clubs » 6. Bien qu’il faille se féliciter de cette égalité observée entre les clubs, quels qu’ils soient, on doit se pencher sur les raisons pour lesquelles ont été créés des clubs aussi exclusifs.
L’EGLSF révèle une des causes de la création et de la popularité de ces clubs : « une motivation importante parmi d’autres est d’échapper à la culture macho, qui domine encore dans de nombreux clubs sportifs réguliers » 7.
Toutefois, dans un rapport séparé, l’EGLSF attire aussi l’attention sur l’enquête de 1998 conduite par l’Université de Rotterdam auprès de 1.600 représentants d’organisations sportives régulières, y compris des membres de la communauté gay et lesbienne et des minorités : « L’immense majorité ont répondu que le sport devait se pratiquer ensemble, et non pas à part, non pas séparément. Il semble y avoir une vive opposition, un sentiment très fort contre la séparation dans le sport » 8.
2. L’EGLSF note que « De nos jours, beaucoup de sportifs des deux sexes sont gênés par leur homosexualité et s’efforcent d’accéder à un style de sport plus compétitif. Ils veulent pratiquer dans les ligues habituelles et participer à des tournois officiels » 9. Il se trouve, cependant, que différentes fédérations sportives de différents pays ont des attitudes différentes vis-à-vis de cette insertion dans le sport régulier. Alors que certains États et fédérations sportives ont accompli des progrès en ce qui concerne la participation aux jeux gays ou à des compétitions analogues et leur soutien, l’EGLSF relève des exemples criants de préjugés :
« 1998 – Düsseldorf, Allemagne
La Fédération ouest-allemande de basket (Westdeutscher Basketball Verband e.V. » refuse l’affiliation du club sportif lesbien « Weiberkram Düsseldorf e.V. » à cause du but explicite de ce dernier, qui est de promouvoir le mouvement d’émancipation des lesbiennes et de soutenir la visibilité de celles-ci » 10.
« 1998 – Amsterdam, Pays-Bas
L’ISU (Union internationale de patinage) menace d’exclure des futures compétitions les patineurs qui participent à n’importe quels jeux. Bien que cette décision ait suscité des protestations dans tous les milieux (presse gay et hétérosexuelle, monde politique, EGLSF, particuliers s’exprimant par des centaines de lettres et de messages électroniques), l’ISU refuse de céder.
Lors des Jeux Gays, la compétition de patinage artistique a été supprimée et s’est transformée en un « entraînement public ». Certains patineurs y ont pris part avec un masque sur le visage » 11.
Les États membres doivent chercher à uniformiser les engagements pris en matière d’égalité par les organismes sportifs internationaux. Certains pays ont déjà pris de tels engagements sous forme de lignes directrices sur l’esprit sportif, mais ces documents doivent mentionner expressément l’homophobie et la situation des gays et lesbiennes dans le sport. Ces engagements ont besoin aussi d’être soutenus au moyen de crédits spécifiquement dédiés.
Football – la monographie
« À chaque saison, le racisme et la xénophobie se manifestent semaine après semaine dans le football national et européen. Les insultes adressées à des joueurs par d’autres joueurs, les slogans en forme d’injures racistes criés par des supporters à l’intérieur et à l’extérieur des stades et la présence d’organisations d’extrême droite essayant d’utiliser le football pour diffuser leur message... » 12.
Si le racisme pose un problème dans le football, c’est le cas de l’homophobie dans d’autres sports. L’un et l’autre ne s’excluent d’ailleurs pas, puisqu’une enquête réalisée en 2003 par MORI pour le compte du projet Stonewall’s Citizenship 21 a révélé que « les personnes qui nourrissent des préjugés contre une minorité ethnique ont deux fois plus de chances que l’ensemble de la population d’en avoir contre les gays ou les lesbiennes (33% contre 17%) 13. Beaucoup d’initiatives déjà prises pour lutter contre l’homophobie dans le football sont donc liées à des mesures antiracistes :
1. Buendnis Aktiver Fussballsupporters (BAFF), partenaire de « Football Against Racism in Europe », a lancé en décembre 2002 une charte en sept points exigeant une action contre l’homophobie dans le football. Parmi ses recommandations figurent l’insertion « non seulement d’un paragraphe antiraciste, mais aussi d’un paragraphe anti-homophobe dans les statuts de chaque stade ou club... sur le modèle des règlements valables pour les stades du FC St. Pauli ou du MSV Duisburg » 14 et le lancement « par la DFB et la DFL, d’un projet aux fins duquel on analysera l’homophobie dans le football allemand, notamment à l’aide de documents, afin d’élaborer et de mettre en œuvre des méthodes visant à la faire reculer » 15.
2. Campagne de la Football Association du Royaume-Uni contre l’homophobie
Le règlement de la Football Association du Royaume-Uni (FA) souligne expressément le caractère inacceptable de la discrimination homophobe : « Aucun membre ne doit accomplir d’acte discriminatoire en raison de l’origine ethnique, de la couleur de peau, de la race, de la nationalité, de la religion, du sexe, de l’orientation sexuelle ou du handicap 16. Cependant, malgré les rumeurs rapportées par les médias nationaux à propos d’une campagne de la FA spécialement dirigée contre l’homophobie (sur le modèle de l’initiative très applaudie « Kick Racism out of Football » : « Shootons le racisme hors du football »), aucune politique ciblée ainsi n’a été adoptée.
La FA soutient en fait une démarche anti-discriminatoire plus large, dont les mérites ont été mis en lumière dans les termes suivants par Lucy Faulkner, responsable de l’éthique et de la sportivité au sein de la FA : « Si l’on braque trop le projecteur sur un groupe quelconque, tel que la communauté gay et lesbienne, on risque de finir par tomber dans les stéréotypes. Les futures campagnes se situeront sans doute dans une large perspective. Nous préférons rappeler aux gens notre politique clairement affichée selon laquelle aucune forme de discrimination, y compris celle fondée sur l’orientation sexuelle, n’est acceptable et ne sera tolérée » 17.
Selon la procédure disciplinaire de la FA, la discrimination homophobe est à traiter au même titre que les discriminations fondées sur la couleur de peau, la race, la religion, le handicap et autres motifs, les sanctions prévues pour de telles infractions étant automatiquement doublées, puis « triplées, quadruplées, etc. pour les récidives successives » 18.
La politique déontologie de la FA, adoptée en 2002, a été élaborée en concertation avec les groupes gays, et des ateliers organisés cette année encourageront les gays qui jouent au football à « s’opposer à tout comportement inapproprié ainsi qu’à le signaler, le cas échéant » 19.
Jim Atkinson a été directeur du développement à Sport England et membre ouvertement gay de son équipe. Il pense que l’on doit applaudir au travail fourni par la FA dans le domaine de l’égalité, mais considère qu’une perspective élargie concentre davantage l’attention sur les domaines plus médiatisés de la discrimination : « Que la FA mette l’accent sur la question de la sexualité est une autre affaire. Pour elle, le problème prioritaire est celui de l’ethnicité. Cela, c’est de la dynamite, parce qu’il y a eu des cas graves de racisme et que la FA est décidée à s’y attaquer... Par contraste, elle n’a connaissance que de rares comportements homophobes, bien qu’elle en connaisse l’existence » 20.
Afin de renforcer leur engagement pour l’égalité au titre des orientations sexuelles, la FA et d’autres associations nationales de football peuvent :
i. Renoncer à l’approche générale de la discrimination et en cibler certaines formes, telle l’homophobie, comme elles l’ont fait avec le racisme. Cela permettrait aussi de dédier en exclusivité des ressources financières et humaines aux initiatives concernant les gays et lesbiennes.
ii. Entreprendre ou remettre en honneur des politiques ciblées. Dans le cas de la FA, celles-ci étaient à la base d’une campagne anti-homophobie conduite en 2000 avec le soutien du Premier Ministre, de Stonewall et de Kate Hoey, alors Ministre des Sports du Royaume-Uni. Mais le calendrier prévu pour des campagnes d’affichage comme pour l’impression de textes anti-homophobes à lire au cours d’émissions n’a pas été suivi jusqu’au bout. De telles initiatives conféreraient à la question un profil plus élevé à l’attention des médias, des supporters et des milieux du football.
iii. Étant donné la tendance à taire les comportements homophobes, les clubs doivent être encouragés à prendre davantage de responsabilités dans le traitement du problème aux côtés de la FA.L
Le magazine gay reFRESH a reconnu, lui aussi, que la communauté gay devait contribuer à éradiquer l’homophobie du football 21. La dénonciation de comportements homophobes encouragera la FA à entreprendre d’autres actions et justifiera l’affectation à cette cause de ressources supplémentaires, ainsi que l’adoption de politiques plus ciblées.
3. « Opération Athena » (police du Royaume-Uni)L
L’opération Athena est issue d’une initiative visant « à promouvoir l’antiracisme, l’égalité raciale et l’anti-homophobie dans le sport, pour créer un environnement sportif dans lequel chacun puisse être spectateur, compétiteur, entraîneur et dirigeant sans avoir à subir de discrimination d’aucune sorte » 22. Le document d’accompagnement, qui prévoit une série d’options stratégiques et tactiques pour atteindre ce but, est spécialement destiné à l’usage de tous les membres de la police métropolitaine (du Royaume-Uni), mais surtout de ceux qui travaillent au niveau des quartiers et de ceux qui s’occupent en particulier des incidents liés à des manifestations de haine.
L’élément déontologique du rapport tient à ce que celui-ci mentionne singulièrement l’homophobie et énumère les manières dont les agents de police doivent s’efforcer de cibler ce type de discrimination dans le sport, ce qui va de l’établissement de relations avec la communauté gay et lesbienne jusqu’à la répression efficace du fait de crier des slogans homophobes durant certains matchs de football, répression conforme à la loi de 1999 sur les délits et les désordres dans le football (pour plus amples renseignements sur la stratégie et la tactique en la matière, se reporter à l’annexe 2).
Toutefois, le rapport encourage des méthodes de lutte contre les « slogans racistes et obscènes », notamment dans les clubs de football, qui peuvent s’employer aussi pour combattre les insultes homophobes : « établissement de contacts avec les clubs de football afin que dans les programmes des matchs ou les magazines des clubs, il soit réservé un espace à la mise en lumière de ces comportements délictueux » 23 et « adoption de méthodes policières discrètes lors de certains matchs de football » 24.
Quelle est la situation des gays et lesbiennes dans le football ?
Les initiatives mentionnées ci-dessus révèlent, dans des mesures variables, une partie des engagements pris afin de lutter contre l’homophobie dans le sport. Mais « tandis que le problème du racisme dans le sport est de plus en plus reconnu, la discrimination fondée sur l’orientation sexuelle dans le sport se tient (encore cachée) derrière un voile de silence. Il existe beaucoup de préjugés à l’encontre des gays et lesbiennes dans le sport, et c’est pourquoi les athlètes cachent leur orientation sexuelle 25.
Certaines initiatives montrent aussi qu’on pourrait en faire beaucoup plus et que des ressources bien réelles comme des engagements bien concrets doivent venir à l’appui des discours en faveur de l’égalité des chances.
On connaît de nombreux cas de discrimination fondée sur l’orientation sexuelle dans le football. En voici deux exemples :
* Justin Fashanu :
2 mai 1998 – Le footballeur professionnel Justin Fashanu, ressortissant du Royaume-Uni, a été retrouvé mort à Londres ; il s’était pendu. Âgé de dix-neuf ans, il avait signé en 1980 pour le club Nottingham Forest FC. En 1981, il a pris conscience de son homosexualité, qu’il n’a révélée publiquement que dix ans après. Le harcèlement moral dont il a fait l’objet au cours de ces années a été prouvé, y compris au moyen de détails publiés dans l’autobiographie de Brian Clough, alors entraîneur du Nottingham Forest, qui y raconte le savon qu’il a passé à Fashanu après avoir entendu des rumeurs selon lesquelles celui-ci fréquentait les bars gays : « "Où vas-tu pour acheter du pain" ? lui demandai-je. "Chez le boulanger, je pense". "Où vas-tu pour acheter un jarret de mouton ? ». « Chez le boucher ». « Alors, pourquoi persistes-tu à aller dans ce fichu club de pédales ? » 26.
Vingt ans après, peu de choses ont changé : il est statistiquement certain qu’une partie des 5.000 footballeurs professionnels du Royaume-Uni sont gays, mais Justin Fashanu reste à ce jour le seul footballeur professionnel britannique ayant rendu publique son homosexualité.
* Graeme Le Saux
« En tant qu’ancien joueur, j’estime inconcevable qu’un joueur puisse révéler publiquement son homosexualité au cours de sa carrière, sauf s’il est proche de la retraite, parce qu’on ne l’accepterait tout simplement plus dans les vestiaires » (Tony Cascarino 27).
Le football est un sport de machos, et quiconque ne correspond pas aux stéréotypes des autres joueurs et des supporters s’expose à des insultes. Graeme Le Saux, joueur à Chelsea (maintenant à Southampton), est marié et a des enfants, mais il a été harcelé pendant des années à cause de sa supposée homosexualité. Cette étiquette, qui lui a été attachée pour la première fois alors qu’il jouait à Blackburn, proviendrait de ses violons d’Ingres « non machos », dont l’art et les questions d’actualité. Au cours de la finale de la Coupe 1999 de la FA entre Liverpool et Chelsea, le buteur de Liverpool (maintenant Manchester City) Robbie Fowler (qui se trouve être son coéquipier sous le maillot de l’Angleterre) lui pelota les fesses en le traitant de « tante » et de « pédé ». Pour cela (et pour un autre incident), Robbie Fowler se vit infliger par la FA une amende de 32.000 £ et une suspension de six matchs, mais après l’incident, Le Saux devait déclarer : « Les dernières semaines ont été difficiles, à cause de toute la pression médiatique exercée sur moi et des réactions inévitablement négatives des supporters à la suite de cette affaire » 28.
Il existe des différences entre hommes et femmes dans le football aussi. Les footballeurs gays (et d’autres sportifs) ont, selon des chercheurs néerlandais, commencé de pratiquer le sport, là encore, parce qu’il existait des clubs sportifs exclusivement gays. « Auparavant, ils éprouvaient de la répulsion pour les sports et la gymnastique à cause des comportements compétitifs et machos que l’on y rencontre » 29 ; or, le football est l’un des sports les plus machos !
« Pour les lesbiennes, c’est l’inverse, parce qu’elles réussissent très bien dans les sports rudes » 30, mais cela ne signifie pas qu’elles n’aient pas eu à souffrir du même type de harcèlement. Les hommes qui jouent au football sont censés être machos, et c’est le cas aussi des femmes pratiquant ce sport. Or, aux yeux de beaucoup, une femme macho est une lesbienne. Les footballeuses, qu’elles soient lesbiennes ou non, se trouvent donc en butte à l’homophobie. En voici deux exemples qui nous viennent d’Italie :
- « Trop de footballeuses lesbiennes » - Michele de Caminata, Président du club de football italien Azzure Brescia, dissout l’équipe (1995, Brescia, Italie).
- Un tribunal italien débouta l’équipe de football amateur féminin de sa plainte consécutive aux allégations de lesbianisme portées contre ses membres, au motif que ce n’était pas un crime de dire de quelqu’un qu’il est homosexuel 31.
Il existe aussi des exemples d’arbitres gays en butte à une discrimination comprenant « des slogans homophobes proférés contre des arbitres de première ligue de football ouvertement gays » 32 aux Pays-Bas, et l’on peut citer également le cas d’un tabloïde du Royaume-Uni ayant titré « L’arbitre de ce soir est gay » 33.
Tennis – la monographie
« Les membres doivent garantir que les joueurs ayant le droit de concourir seront autorisés à le faire. En aucun cas il ne doit y avoir de discrimination raciale ou d’ingérence politique » 34 (Constitution de l’International Tennis Federation (ITF).
Cette déclaration de l’ITF met en lumière l’engagement de celle-ci en faveur d’un sport intégré sur le plan racial, mais n’en contient aucun pour qu’il soit mis fin à la discrimination fondée sur l’orientation sexuelle. La Lawn Tennis Association, qui opère en Grande-Bretagne, a pris un engagement analogue en signant la Charte de l’égalité raciale pour le sport, document élaboré par Sporting Equals en partenariat avec Sport England et la Commission pour l’égalité raciale. Là encore, toutefois, on ne s’engage pas à en finir avec la discrimination fondée sur la sexualité.
Sur le circuit du tennis, il n’y a pas de joueurs ouvertement gays, ce qui autorise à penser, soit que les joueurs gays cachent leur sexualité, soit qu’ils se heurtent ou craignent de se heurter à des obstacles en s’engageant dans ce sport.
Des problèmes de discrimination sexuelle se posent dans le tennis comme dans bien d’autres sports. Les exemples ci-après peuvent s’appliquer également à d’autres sports professionnels :
1. Aucune action n’a été engagée contre des joueurs ayant fait des remarques homophobes à propos de leur sport. L’ATP, circuit des joueurs masculins professionnels, a pourtant « des règles strictes permettant de pénaliser un joueur qui s’est rendu coupable de calomnie ou de diffamation (injures homophobes sur le court ou en dehors). La sanction maximale est une amende de 100.000 $, assortie d’une suspension de trois ans » 35. Or, malgré cela, des joueurs ont pu impunément exprimer en dehors du court, lors d’interviews et de conférences de presse, des points de vue homophobes, y compris au sujet de matchs et de compétiteurs. C’est pourquoi les gays et lesbiennes choisissant de faire une carrière professionnelle dans le tennis ne sont pas assez protégés contre la discrimination sur leur lieu de travail.
Exemple : « Alors, j’ai servi une deuxième balle, un vrai boulet. Et elle était pleine ligne, même pas contre la ligne. Et ce type (il a un peu l’air d’un pédé, vous savez, avec tous ces cheveux), voilà qu’il dit que la balle est faute ! Je n’arrivais pas à le croire... » 36 (Goran Ivanisevic).
2. Il y a des joueuses de tennis ouvertement lesbiennes sur le circuit féminin, mais on ne saurait déduire de leur existence qu’elles sont à l’abri des discriminations.
« La préférence sexuelle ne pose pas de problèmes aux spectateurs des matchs ; ce sont les gens du marketing qui pensent le contraire. Si vous reconnaissez que vous êtes gay ou bisexuel, vous êtes mort. Pour un chanteur, ça passe, mais pas pour un athlète » 37 (Martina Navratilova).
Comme dans les autres sports, les joueurs de tennis qui ont déclaré leur homosexualité ou dont celle-ci a été révélée par des tiers ont perdu de grosses sommes d’argent à cause du préjudice que cela leur causait dans l’industrie de la publicité :
- La joueuse de tennis Billie Jean King a perdu plus d’un million de dollars de contrats publicitaires au cours des trois années ayant suivi la divulgation d’une liaison homosexuelle. « Elle était le seul grand joueur du monde sans contrat publicitaire de vêtements de sport... Pendant que King perdait ainsi des millions, Tracy Austin, joueuse blessée et fiancée à un homme, continuait à accumuler de gros chèques alors même que sa blessure la tenait à l’écart du circuit » 38.
- « Parler ouvertement de son lesbianisme lui a coûté de fort lucratifs contrats publicitaires, mais a fait d’elle un phare de courage et d’indépendance visible très au-delà de l’usine du tennis, qui est aliénée par l’argent. L’ennui, c’est qu’elle est sans doute trop extraordinaire pour être un modèle de rôle » 39.
Bien que Martina Navratilova détienne le record du monde de tous les temps pour le nombre de victoires en tournoi, masculin ou féminin, elle a toujours décroché moins de contrats publicitaires que ses homologues masculins ou ses rivales plus « féminines ».
En 2000, Subaru a signé un contrat avec Navratilova et d’autres athlètes femmes pour faire la publicité de son modèle Forester, ce qui marque peut-être le début d’une meilleure acceptation des athlètes lesbiennes dans le cadre de la publicité. Mais Navratilova s’est maintenant élevée au-dessus de son sport, et elle est devenue une célébrité de par sa propre personnalité. Les publicitaires l’ont bien mal traitée au temps de sa gloire sportive, et dans leur univers encore majoritairement conventionnel, les joueuses lesbiennes moins expérimentées qu’elle et offrant une image moins affirmée que la sienne risquent de continuer à souffrir de discriminations pour ce qui est des gains publicitaires.
Conclusions sur la situation des gays et lesbiennes dans le sport
i. Le sport ne se distingue pas du reste de la société lorsque s’y expriment la discrimination vis-à-vis des gays et lesbiennes, ainsi que l’homophobie.
ii. La forme de discrimination la plus commune est un mélange de silence et d’invisibilité, qui conduit à la stabilisation dans le sport d’un environnement hétérosexuel à l’extrême. Les autorités sportives observent un silence persistant sur la participation des gays et lesbiennes aux activités sportives, bien que l’on puisse citer quelques rares exceptions à cette règle. La plupart des organisations sportives semblent tout ignorer de l’homophobie et de la discrimination à l’encontre des gays et lesbiennes dans le domaine qui relève de leurs compétences.
iii. Presque aucun sportif professionnel de quelque discipline qu’il s’agisse ne se déclare homosexuel au cours de sa carrière, ce qui tient en partie à la peur de la discrimination.
iv. Les jeunes gays et lesbiennes cachent leur homosexualité dans leurs clubs sportifs comme ils le faisaient dans le cadre de l’éducation physique scolaire. Lorsqu’il leur arrive de pratiquer volontairement un sport, les homosexuels – jeunes, surtout – finissent par abandonner à cause d’une atmosphère peu amicale vis-à-vis des gays, lesbiennes et bisexuels. Tout se passe comme si l’homosexualité était incompatible avec le fait d’être un sportif de bon niveau.
v. Les slogans et insultes homophobes sont monnaie courante dans le sport, et en particulier dans des sports populaires comme le football. Les très rares projets pilotes concernant le football n’ont pas encore abouti 40. Dernièrement, l’English Football Association a annoncé une campagne de lutte contre l’homophobie. Il semble pourtant que dans d’autres disciplines sportives, des projets pilotes aient donné quelques résultats positifs (natation, volley-ball et sports non compétitifs ou plus récréatifs) 41.
vi. En réaction aux mécanismes d’exclusion sociale, et pour des raisons d’autodétermination, les gays et lesbiennes ont leurs propres clubs sportifs dans plusieurs pays d’Europe. Dans certains États membres du Conseil de l'Europe, cette tendance est reconnue ou même officiellement soutenue par les autorités sportives.
vii. Seuls les gouvernements de quelques États membres ont traité du sport gay dans un document d’orientation récent et (ou) viennent d’élaborer une politique relative à l’homophobie et à la discrimination fondée sur l’orientation sexuelle dans le sport.
Commission chargée du rapport: commission de la culture, de la science et de l’éducation
Renvoi en commission: Doc. 9357 et Renvoi n° 2702 du 26.3.2002
Projet de recommandation adopté par la commission le 17 octobre 2003 avec deux abstentions
Membres de la Commission : MM. de Puig (Président), Baronne Hooper MM. Prisacaru, Smorawinski (Vice-Présidents), Apostoli, Banks, Barbieri (remplaçant: Tirelli), Mme Bemelmans-Vidal, MM. Berceanu, Braga, Buzatu (remplaçant: Ionescu), Mme Castro: (remplaçant: Varela i Serra), MM. Chaklein, Colombier, Cubreacov, Dačic, Dalgaard, Mme Damanaki, M. Debono Grech, Mme Delvaux-Stehres M. Devinski, Mme Domingues, Mme Dromberg, Mme Eymer, Mme Fehr, Mme Fernández-Capel (remplaçant: Mme Agudo), MM. Gadzinowski, Galchenko, Galoyan, Gentil, Mme Glovacki-Bernardi, MM. Goutry, Gündüz I, Gündüz S, Gunnarsson, Mme Hadziahmetoviċ, MM. Hegyi, Howlin (remplaçant: Mooney), Huseynov R, Iannuzzi, Jakic, Jakovljev, Jarab, Jurgens, Mme Katseli, M. Kocharian, Mme Labucka, MM. Legendre, Lengagne, Letzgus, Libicki, Livaneli, Mme Lucyga, MM. Lydeka, Malgieri, Marxer, McNamara, Mme Melandri, MM. Melnikov, Mestan, Mezihorak, Mme Milotinova, Mme Muttonen, M. O’Hara, Mme Ohlsson, MM. Podeschi, Rakhansky (remplaçant: Kosyanenko), Rockenbauer, Rybak, Mme Samoilovska-Cvetanova, MM. Schneider, Shybko, Sizopoulos, Mme Skarbøvik, MM. Sudarenkov (remplaçant: Korobeynikov), Tusek (remplaçant: Grissemann), Vakilov, Mme Westerlund Panke, MM. Wodarg, ZZ (Andorre), ZZ (Géorgie).
N.B. Les noms des membres présents à la réunion sont en italiques
Chef du Secrétariat: M. Grayson
Secrétaires de la commission : M. Ary, Mme Theophilova-Permaul
1 Situation des lesbiennes et des gays dans le sport dans les États membres – proposition de recommandation Doc. 9357, 4 février 2002.
2 Ibid.
3 26 septembre 2000 : l’Assemblée adopte la Recommandation 1474 (2000) relative à la situation des lesbiennes et des gays dans les États membres du Conseil de l'Europe. Entre autres suggestions, il est demandé aux États membres de prendre des mesures positives pour combattre les attitudes homophobes, y compris dans le sport (paragraphe 11).
27 avril 2001 (Nicosie) : la discrimination fondée sur l’orientation sexuelle est incluse dans la Déclaration finale sur le sport, la tolérance et l’esprit sportif, adoptée à l’occasion de la 3ème Table ronde sur le sport, la tolérance et l’esprit sportif.
4 M. Walter Schwimmer, Secrétaire Général du Conseil de l'Europe, à l’occasion de la 9ème Conférence informelle des Ministres responsables du Sport, Bratislava, 30 mai 2000.
5 GISAH & NCS Research 1996.
6 Lettre de Brian Mikkelsen, Ministre danois de la Culture, à Tony Banks MP, 25 juin 2003.
7 ""Offside" – The European document on discrimination of gays and lesbians in sport" 1999 (preface).
8 "Building Bridges" – Rapport de la Table ronde des 5 et 6 mars 1999, Centre de conférences Madurodam, La Haye, Pays-Bas (p. 6).
9 ""Offside" – The European document on discrimination of gays and lesbians in sport" 1999 (p. 5).
10 ""Offside” – The European document on discrimination of gays and lesbians in sport” 1999 (p. 5).
11 Ibid.
12 “Targeting Discrimination in Football”, brochure publiée par “Football Against Racism in Europe”, 2003.
13 Sondage MORI “Profilage des préjugés”, commandé par le projet Stonewall’s Citizenship 21, Royaume-Uni, 2003.
14 Buendnis Aktiver Fussballsupporters (BAFF) charte anti-homophobe en sept points, 2002.
15 Ibid.
16 Manuel de la FA « Rules of Association », p. 22.
17 “Sweet FA ?”, article publié dans reFRESH Magazine (Royaume-Uni), numéro de septembre.
18 Note de la FA sur les procédures « relatives aux mauvais comportements constatés avant, pendant ou après les matchs et qui sont le fait de joueurs inscrits dans des clubs relevant d’associations nationales ou d’associations affiliées, mais non pas de la FA », p. 5.
19 Lucy Faulkner, de la FA, citée dans “Sweet FA ?”, article publié dans reFRESH Magazine (Royaume-Uni), numéro de septembre.
20 Jim Atkinson, ancien directeur du développement à Sport England, cité dans « Sweet FA ? », article publié dans reFRESH Magazine (Royaume-Uni), numéro de septembre.
21 “Sweet FA ?”, article publié dans le magazine reFRESH (Royaume-Uni), numéro de septembre.
22 Athena-Sport Spectrum, Metropolitan Police, novembre 2001, p. 4.
23 Athena-Sport Spectrum, Metropolitan Police, novembre 2001, p. 22.
24 Ibid.
25 Article de l’EGLSF paru dans la brochure intitulée “Targetting Discrimination in Football” et produite par « Football Against Racism in Europe », 2003.
26 Autobiographie de Brian Clough.
27 “It is Time to be open”, article de journal de Tony Cascarino, ancien footballeur au Royaume-Uni (source et date ?).
28 “Le Saux : Fowler row will not affect my game”, Barclaycard Premiership News on the internet (27 mars 1999).
29 Hekma, 1994.
30 Ibid.
31 Monographie extraite de “Offside”. The European document on discrimination of gays and lesbians in sport », 1999, p. 6.
32 Document d’expert intitulé “Don’t ask, don’t tell », par Ben Baks.
33 Ibd.
34 Constitution de l’International Tennis Federation Ltd., 2003, p. 39.
35 Message électronique de Nicola Arzani, Directeur de communications ATP pour l’Europe, à Tony Banks, 20 août 2003.
36 Goran Ivanisevic, conférence de presse d’après-match consécutive à sa victoire à Wimbledon en 2001.
37 Interview de Martina Navratilova, “The Sunday Times”, 1996.
38 Festle, MJ : Playing Nice : Politics and apologies in Women’s Sports. New York 1996, 239.
39 Adam Sweeting, critique du Gardian s’exprimant dans le cadre d’un hommage rendu par la BBC à Martina Navratilova après sa retraite, en 1994.
40 Pays-Bas : (I) KNVB-afdeling west en ABD-NHN-project 2000 ; (II) the Diopter pilot GISAH-NCS-NOC*NSF project 2000 ; Allemagne : Tatort Fußball, Germany-BAFF-project.
41 Il ressort de l’enquête statistique conduite par l’EGLSF en 1999 qu’en Allemagne et aux Pays-Bas, beaucoup de nageurs et de joueurs de volley-ball gays et lesbiennes s’affilient à l’association sportive nationale ou régionale régulière dont relèvent leur sports respectifs.