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Commissions > Egalité des chances

Lorsque l'avortement n'est pas illégal, il doit être sûr et accessible

Les grossesses involontaires concernent chaque année près de 70 millions de femmes dans le monde. Quelque 46 millions d’entre elles ont recours à l’avortement, dont pratiquement la moitié n’ont d’autre choix que d’avorter dans des conditions douteuses, qui entraînent tous les ans la mort de 70 000 femmes, y compris en Europe, comme le révèlent les études présentées à Paris le 27 février à l’occasion d’une audition consacrée à « L’accès à l’avortement légal et sans risque : un droit sans limites ? », organisée par la commission sur l’égalité des chances pour les femmes et les hommes de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE).

 

Par conséquence, la Présidente de la commission, Gülsün Bilgehan (Turquie, SOC), a souligné dans son introduction la nécessité d’assurer l’accès à un avortement sans risque. Pour Mme Bilgehan, tout comme pour la rapporteuse, Gisela Wurm (Autriche, SOC), l'avortement ne doit en aucun cas être promu en tant que méthode de planification familiale. Mais lorsque l'avortement n'est pas illégal, il doit être sûr et accessible. Il est capital de supprimer les obstacles aux services d'avortement existants et d'informer les femmes de manière à assurer l'accès à l'avortement en toute sécurité et protéger ainsi leurs vies, ont-elles souligné.  

 

Tandis que les experts s’accordaient à reconnaître une diminution du taux de l’avortement en Europe, ils ont précisé que la demande en avortement ne saurait être réduite sans la mise en place de stratégies globales, qui comprennent l’éducation sexuelle, l’accès complet à des moyens contraceptifs abordables et une information qui ne stigmatise pas les femmes concernées.

                                                 

L'inscription d’une ligne budgétaire consacrée aux moyens de santé génésique dans les budgets nationaux de la santé, une proposition faite au cours de l'audition, pourrait ainsi figurer parmi les recommandations que Mme Wurm entend présenter à l’APCE avant la fin de l’année.

 

La rapporteuse a finalement souligné que les Pays-Bas offraient un exemple particulièrement frappant du peu d’incidence, sur la demande en faveur de l’avortement, de la légalité ou non de ce dernier. Les experts ont en effet confirmé que, si les Pays-Bas disposaient d'une des égislations les plus libérales en matière d’avortement, qui s’accompagne d’une information et d’un accès aux moyens de contraception et à l’avortement, ils présentaient aussi le plus faible taux d’avortement en Europe.

 

 

 

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