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Parliamentary Assembly
Assemblée parlementaire |
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Recommandation 1501 (2001)[1]
Responsabilité des parents
et des enseignants dans l?éducation des enfants
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L?Assemblée souligne que
l?éducation est à la base du développement de tout être humain et de
la société. En raison de son importance pour l?avenir de l?Europe,
elle doit occuper une place prioritaire dans les débats de l?Assemblée
et l?action du Comité des Ministres.
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L?éducation, depuis la
naissance de l?enfant jusqu?à l?âge adulte, est un mélange de
facteurs et d?influences. Deux institutions, cependant, jouent un rôle
primordial et ont des responsabilités éducatives formelles devant la loi
et la société: la famille et l?école.
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Les parents ont toujours été
et resteront les premiers éducateurs de l?enfant. Ils ont le droit
et le devoir de mettre en place ses bases intellectuelles et émotionnelles,
et de développer son système de valeurs et d?attitudes, d?autant plus
que l?avenir d?un enfant est fortement conditionné par la période préscolaire.
Ils doivent aussi exercer leurs responsabilités de parents d?élèves. De
son côté, l?État, par le système éducatif, doit former les jeunes à
devenir de bons citoyens et de bons professionnels, et leur donner les bases
d?un apprentissage et d?un développement personnel tout au long de la
vie.
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Même si ce cadre général de
répartition des responsabilités est clair, son application pratique
devient de plus en plus problématique dans une société contemporaine en
proie à des bouleversements profonds qui affectent aussi bien la famille
que l?école, ainsi que les liens entre ces deux institutions. Les
changements dans la structure de la famille modifient la répartition
classique des rôles, des tâches et des responsabilités en son sein.
D?autre part, l?avènement de la société d?information pose des défis
sans précédent au système éducatif. La famille et l?école sont aussi
constamment exposées à des facteurs externes tels que les médias (surtout
la télévision et Internet), les amis, la communauté dans son ensemble,
etc.
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Dans la situation actuelle, ni
les parents, ni les enseignants sont, à eux seuls, en mesure de transmettre
aux jeunes toutes les connaissances, les compétences et les valeurs dont
ils ont besoin pour bien s?insérer dans la société. «Parent» reste le
seul «métier» qui ne s?enseigne pas formellement, alors que l?école,
qui détient la connaissance et l?expérience de l?éducation, manque
souvent de motivation et de moyens. Et quand il s?agit de faire face à
des défis comme la surabondance de l?information et des modèles
alternatifs fournis par les médias, ou à des phénomènes de société
graves tels que l?exclusion sociale, la marginalisation ou la violence, la
famille aussi bien que l?école commencent à manquer de repères.
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Face à cette multitude de
situations complexes, on constate une confusion croissante quant au rôle
que doivent jouer les parents et l?école dans l?éducation des jeunes.
Ainsi risquent-ils de se renvoyer la balle, chacun se dérobant et ne tenant
pas compte de sa responsabilité à l?égard de problèmes très sérieux.
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Sans vouloir dresser une liste
exhaustive, mais convaincue de la nécessité d?une conscience accrue des
responsabilités respectives des parents et de l?école, l?Assemblée
considère néanmoins que, au lieu de regarder ce que ces deux instances
peuvent faire de façon isolée, il faudrait examiner comment leurs tâches
et leurs responsabilités peuvent s?articuler et contribuer à un
mouvement d?ensemble. De ce fait, une meilleure communication entre
enfants, parents et école, avec la participation également du
monde associatif et de l?éducation non formelle, et la création d?un
vrai partenariat entre eux paraissent être absolument nécessaires afin de
répondre aux besoins éducatifs de notre société.
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Bien que, pendant les dernières
années, les autorités publiques se soient progressivement rendu compte de
cette nécessité, le degré actuel de partenariat entre l?école et les
parents peut être jugé comme insuffisant, même si des différences
importantes existent entre différents pays et différents modes de vie,
cultures et religions à l?intérieur de chaque pays. Les jeunes eux-mêmes
ne se sentent pas suffisamment impliqués dans la prise des décisions qui
les concernent. La communauté (autorités politiques, monde de l?économie,
organisations et associations publiques ou privées, médias) devrait aussi
être beaucoup plus activement engagée.
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Par conséquent, l?Assemblée
demande au Comité des Ministres:
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d?examiner la question des
responsabilités respectives des parents et des enseignants dans l?éducation
des enfants, et les mesures d?ordre législatif, éducatif et pratique
qui peuvent améliorer la communication et renforcer le partenariat entre
eux, et d?en faire rapport à l?Assemblée;
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d'organiser en 2002 une conférence
internationale sur le partenariat entre les parents et l?école, avec la
participation de l?Union européenne et de l?Unesco;
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L?Assemblée demande également
au Comité des Ministres de conseiller aux États membres de prendre des
mesures particulières visant, le cas échéant:
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à améliorer la
communication et l?interaction entre les parents et les instances éducatives
à tous les niveaux de l?enseignement (national, régional et local) et
à encourager l?établissement de partenariats, en assurant les
conditions nécessaires d?ordre légal, financier et organisationnel
pour la réalisation pratique de ces objectifs;
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à impliquer davantage les
organisations non gouvernementales et plus particulièrement les instances
pourvoyeuses d?éducation non formelle;
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à promouvoir et à développer
la formation continue des parents, afin de les aider à jouer leur rôle
d?éducateurs dans un monde en constante évolution, à les rendre
davantage conscients de leurs responsabilités et aussi pour assurer une
plus grande cohérence entre les messages que l?enfant reçoit à la
maison et à l?école;
à intégrer ou à développer
l?apprentissage des relations avec les parents dans la formation des
enseignants, notamment la formation continue;
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à mettre en place des
politiques visant à valoriser la profession d?enseignant;
à proposer des solutions
pour un meilleur exercice des tâches parentales dans des cas où la
conciliation de la vie familiale et du travail est difficile, et que les
enfants sont obligés de rester seuls à la maison;
à rendre les autorités éducatives
plus attentives aux besoins et aux préoccupations des jeunes, notamment
à travers la création ou le renforcement de conseils d?élèves et
d?autres formes de participation aux niveaux local, régional et
national, à les associer davantage aux choix éducatifs et à la solution
de problèmes tels que la violence à l?école;
à accorder une attention
toute particulière à l?éducation des enfants issus de milieux sociaux
et familiaux défavorisés, et à promouvoir des partenariats
spécifiques,
si nécessaire en dehors des écoles, avec les parents de tels milieux; à
former les enseignants aux relations interculturelles et à assurer les
moyens nécessaires pour surmonter les barrières linguistiques et
culturelles dans les relations avec les familles d?immigrés;
à accroître la
transparence du fonctionnement des établissements scolaires, afin de les
ouvrir davantage au dialogue et d?encourager ainsi la participation des
parents; à adopter des horaires et des formes plus souples pour faciliter
une telle participation;
à encourager la coopération
entre l?école et les collectivités locales en utilisant, par exemple,
les établissements scolaires en tant que lieu pour créer un esprit
communautaire, en mettant en place des structures sociales, sportives et
culturelles;
à accroître l?autonomie
des établissements scolaires afin de permettre à l?école de
s?adapter plus facilement aux diverses réalités locales.
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L?Assemblée recommande aussi au
Comité des Ministres de conseiller aux États membres de susciter un large
dialogue public et une prise de conscience accrue de la nécessité de coopération
entre la famille et l?école, par exemple:
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en développant la
participation des collectivités locales, des employeurs et des
organisations non gouvernementales compétentes aux débats sur des
questions scolaires;
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en promouvant des débats télévisés
sur l?éducation et en soulignant les responsabilités éducatives des
deux parents et des enseignants;
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en profitant des nouvelles
technologies de la communication pour développer le dialogue entre la
famille et l?école.
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