RÉSOLUTION 820 (1984)[1]
sur les relations des parlements nationaux avec les
médias L'Assemblée, 1.
Considérant que les relations entre les parlements et les médias
comportent divers aspects, à savoir :
i. les parlements examinent souvent la politique des
gouvernements dans le domaine des médias ; ii. les
parlements sont parfois représentés au sein des conseils
d'administration des sociétés de télévision et de
radio, ou participent - sous diverses formes - au contrôle
des activités de ces sociétés ; iii. les
parlements ont besoin des médias pour faire connaître leurs
activités à un plus large public ; 2.
Considérant, toutefois, le nombre restreint des
téléspectateurs et des lecteurs qui suivent les informations
relatives aux parlements ; 3. Vu le nombre limité de
journaux qui donnent des informations complètes et
détaillées sur les activités des parlements ;
4. Constatant qu'en règle générale les médias
électroniques, notamment la télévision, ne rendent compte
que des événements parlementaires très
importants ; 5. Soulignant la nécessité pour les
parlements, tout en respectant leurs traditions et leurs règlements,
ainsi que la totale liberté de la presse, d'utiliser toutes les
possibilités permettant à leurs activités d'être
couvertes par les médias, 6. Estime, en ce qui concerne le
compte rendu par les médias des événements dans les
parlements : a. que les médias électroniques
devraient étudier la possibilité :
i. de diffuser les émissions sur les
activités parlementaires à des heures fixes ; ii. si
plusieurs chaînes sont disponibles, de donner une certaine
priorité sur l'une d'elles à un programme d'informations
parlementaires ; iii. de donner une plus large publicité
aux « questions parlementaires » lorsque des membres
éminents du gouvernement sont présents ; iv.
d'instituer une unité spécialisée pour les affaires
parlementaires ; v. d'accroître leurs efforts pour expliquer
au public les données fondamentales de la vie parlementaire (travail en
commissions, absentéisme, etc.) ; b.
que la presse - et en particulier la presse nationale et les principaux
journaux régionaux - devrait étudier la
possibilité :
i. d'instituer des postes de correspondants
parlementaires ; ii. de consacrer davantage d'articles aux travaux
parlementaires qui ne trouvent qu'un écho limité dans d'autres
médias ; iii. de consacrer des séries d'articles aux
fondements de la vie parlementaire, dont les données essentielles ne
sont connues que par un nombre restreint de lecteurs ; iv. de
publier davantage d'articles de caractère éducatif sur les
institutions démocratiques, et en particulier sur les
parlements ; c. que, de leur côté,
les parlements nationaux devraient :
i. envisager, si la situation budgétaire le permet,
de nommer un certain nombre de fonctionnaires parlementaires chargés de
l'information ; ii. envisager des déclarations à la
presse sur leur ordre du jour par le président ou un
porte-parole ; iii. étudier les possibilités, pour
les journalistes, d'avoir accès au parlement, en tenant compte des
besoins de sécurité et des conditions de travail des
parlementaires ; iv. mettre à la disposition des
journalistes un minimum d'installations (salles de presse, tribune de presse,
salles de réunion), et établir, si possible, des revues de
presse, des analyses d'émissions faites par les médias
électroniques, des bulletins d'information sur les activités
parlementaires, des brochures expliquant l'organisation et le fonctionnement du
parlement (éventuellement en plusieurs langues) ; v.
fournir, autant que possible, les services nécessaires aux
équipes de radio et de télévision (studios,
matériel d'enregistrement et de montage, moyens de
radiodiffusion) ; vi. produire des films ou des documents
audiovisuels sur leur fonctionnement ; vii. si possible,
enregistrer les débats parlementaires sur bande magnétique, pour
utilisation par les offices de radio et de
télévision. [1]. Discussion par l'Assemblée le 7 mai 1984
(1er séance) (voir Doc. 5084, rapport de la commission
chargée des relations avec les parlements nationaux et le public).
Texte adopté par l'Assemblée le 7 mai 1984
(1er séance).
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