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Recommandation
1534 (2001)[1]
Les
démocraties face au terrorisme
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L?Assemblée
parlementaire renvoie à sa Résolution 1258 (2001)
relative aux démocraties face au terrorisme.
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Elle
condamne vigoureusement toute forme de terrorisme comme étant une violation
du droit humain le plus fondamental: le droit à la vie.
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Elle
prend note de la déclaration du Comité des Ministres en date du 12 septembre
2001 et se félicite de sa décision du 21
septembre 2001 d?inscrire la
lutte contre le terrorisme à l?ordre du jour de la 109e Session
du Comité des Ministres (7 et 8 novembre 2001).
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L?Assemblée
estime que la nouvelle Cour pénale internationale est l?institution
appropriée pour juger les actes relevant du terrorisme international.
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L?Assemblée
prie instamment le Comité des Ministres:
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de
demander à ceux des Etats membres qui ne l?ont pas encore fait de signer
et de ratifier les conventions antiterroristes pertinentes en vigueur,
notamment la Convention internationale pour la répression du financement du
terrorisme;
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d?inviter
les Etats membres à lever leurs réserves aux conventions antiterroristes
qui gênent la coopération internationale;
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d?assurer
la pleine application de toutes les conventions du Conseil de l?Europe
existant dans le domaine pénal;
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de
demander à ceux des Etats membres et observateurs qui ne l?ont pas encore
fait de signer et de ratifier le plus rapidement possible le Traité de
Rome, qui prévoit la création de la Cour pénale internationale;
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de
permettre aux Etats observateurs et non membres d?adhérer à la
Convention européenne pour la répression du terrorisme lors de sa 109e
session ministérielle, et de les inviter, ainsi que les Etats membres qui
ne l?ont pas encore signée et/ou ratifiée, de le faire durant cette
session;
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de
mettre sur pied une coopération immédiate, concrète et formelle avec l?Union
européenne, l?OSCE et la Communauté d?Etats indépendants (CEI), sur
la base des valeurs et des instruments juridiques du Conseil de l?Europe,
en vue de garantir une cohérence et une efficacité dans l?action de l?Europe
contre le terrorisme;
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de
demander aux Etats membres de réexaminer leurs programmes d?enseignement,
pour donner une plus grande importance aux valeurs démocratiques, car les
terroristes utilisent souvent des enfants et des jeunes pour parvenir à
leurs fins;
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de
reconsidérer la base de la coopération internationale en matière pénale
en Europe, afin de trouver de nouveaux moyens plus efficaces de
coopération, qui tiennent compte des réalités et des besoins d?aujourd?hui;
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d?élargir
le mandat du Comité d?experts sur l?incrimination des actes de nature
raciste ou xénophobe à travers les réseaux informatiques (PC‑RX)
aux messages terroristes et à leur décryptage;
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en
ce qui concerne la Convention européenne pour la répression du terrorisme,
de supprimer d?urgence l?article 13, qui donne aux Etats
contractants le droit de formuler des réserves qui peuvent aller à l?encontre
de l?objet de la convention en permettant aux Etats de refuser l?extradition
pour des délits susceptibles de l?entraîner;
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d?étudier
d?urgence la possibilité d?amender et d?élargir le Statut de Rome,
pour donner à la Cour pénale internationale la compétence de juger les
actes relevant du terrorisme international;
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de
revoir les conventions pertinentes en vigueur à la lumière des
événements récents, et de déclarer que le terrorisme et toute forme de
soutien à ce dernier sont des crimes contre l?humanité.
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L?Assemblée
recommande au Comité des Ministres d?examiner, en coopération avec les
instances de l?Union européenne, les modalités d?extension du mandat d?arrêt
européen à l?ensemble des Etats membres du Conseil de l?Europe, en
matière de lutte contre le terrorisme.
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Elle
réitère sa Recommandation 1426 (1999)
sur les démocraties européennes face au terrorisme, et appelle le Comité
des Ministres à lui apporter d?urgence une réponse plus concrète.
[1]
Discussion par l?Assemblée les 25 et 26 septembre 2001 (27e
et 28e séances) (voir Doc. 9228,
rapport de la commission des questions politiques, rapporteur: M. Davis;
et Doc. 9232, avis de la
commission des questions juridiques et des droits de l?homme, rapporteur:
M. Jansson).
Texte adopté par l?Assemblée le 26 septembre 2001 (28e séance).
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