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| RECOMMANDATION 1111 (1989)1 relative
à la dimension européenne de l'éducation |
| L'Assemblée, |
| 1. Eu égard à la Convention culturelle européenne (1954)
qui souligne la nécessité d'un enseignement visant à développer la compréhension
mutuelle entre les peuples d'Europe, notamment par l'étude des langues, de l'histoire et
des civilisations ; |
| 2. Exprimant son attachement à l'idée que l'éducation
doit préparer chaque personne à vivre dans une société démocratique, en la rendant
capable d'exercer ses devoirs et responsabilités de citoyen, en l'initiant à la
politique et en lui enseignant les principes et valeurs fondamentaux qui sont à la base
de notre société tels que le respect des droits de l'homme et la démocratie, mais aussi
la tolérance et la solidarité qui découlent d'une meilleure connaissance de
l'« autre » ; |
| 3. Rappelant la Recommandation no R (83) 4 du
Comité des Ministres concernant une meilleure sensibilisation à l'Europe dans les
écoles secondaires, etla Résolution (85) 6 sur l'identité culturelle européenne ; |
| 4. Ayant noté la résolution du 24 mai 1988 du Conseil et
des ministres de l'Education de la Communauté européenne, sur la dimension européenne
de l'éducation ; |
| 5. Considérant qu'en ce qui concerne la dimension
européenne de l'éducation, l'Europe s'étend à l'ensemble du continent et ne doit pas
être synonyme d'appartenance à une quelconque organisation européenne ; |
| 6. Convaincue que l'amélioration rapide des relations avec
les pays de l'Europe de l'Est fournit une occasion décisive pour le développement d'une
telle notion dans l'enseignement d'un bout à l'autre du continent et pour une
coopération plus étroite entre le Conseil de l'Europe, la Communauté européenne et
l'Unesco ; |
| 7. Se félicitant des travaux du Conseil de la coopération
culturelle dans les domaines de l'histoire, de la géographie et des langues vivantes, qui
contribuent au développement d'une authentique conscience européenne, et estimant que
cette approche devraits'élargir à d'autres sujets tels que l'économie, l'environnement,
les arts plastiques, la musique et la science ; |
| 8. Constatant que, malgré l'importance accordée par le
Conseil de l'Europe à la dimension européenne de l'éducation, celle-ci reste une notion
qu'il convient d'intégrer plus efficacement dans les pratiques d'apprentissage ; |
| 9. Soulignant la nécessité d'inclure la connaissance des
autres pays européens dans le cadre de la formation des enseignants, et regrettant le
manque de moyens disponibles pour faciliter l'échange d'élèves entre toutes les parties
de l'Europe ; |
| 10. Estimant que les nouvelles techniques d'information
devraient être mieux exploitées pour développer des liens et des projets internationaux
entre les écoles, et qu'une plus large utilisation devrait être faite d'activités
telles que le concours de la Journée européenne des écoles ; |
| 11. Signalant la contribution que des éléments situés en
dehors des structures scolaires (tels que les médias ou les voyages) peuvent apporter à
la prise deconscience de la dimension européenne, et souhaitant associer au
développement de cette dimension des responsables dans le domaine des médias (presse
écrite ou radiodiffusée) et du tourisme, |
| 12. Recommande au Comité des Ministres de poursuivre la
mise en valeur de la dimension européenne de l'éducation en accord avec la Communauté
européenne et l'Unesco, si possible en incluant l'Europe de l'Est, et notamment : |
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a. d'assurer une meilleure diffusion d'informations sur les
activités, en cours ou accomplies, des organisations impliquées dans la coopération
européenne en matière d'éducation, et notamment les travaux du Conseil de
l'Europe ;
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b. de permettre aux enseignants de découvrir la dimension
européenne lors de leur formation, et formation continue, par exemple en renforçant les
échanges d'enseignants, en augmentant le nombre de bourses accordées par le Conseil de
l'Europe et en créant, à Strasbourg, un centre européen des enseignants sur le modèle
du Centre européen de la jeunesse ;
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c. d'accorder une importance accrue aux travaux en cours
relatifs à l'enseignement de l'histoire et des langues vivantes, et de lancer par
ailleurs des programmes de géographie et d'éducation civique ;
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d. d'entreprendre des recherches sur la dimension
européenne dans d'autres matières (économie, éducation à l'environnement, arts
plastiques, musique et sciences), et d'encourager la coopération entre instituts de
recherche pédagogique et instituts de formation des maîtres situés en Europe ;
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e. d'encourager le développement de réseaux internationaux
d'échanges interscolaires, utilisant pleinement les possibilités offertes par les
nouvelles technologies de l'information, ainsi que les méthodes traditionnelles ;
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f. de rechercher les moyens d'associer les responsables du
tourisme, de l'information et des médias au développement de stratégies destinées à
accroître la perception de la dimension européenne, notamment en encourageant les
maisons d'édition européennes pour le matériel didactique.
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| ________________ 1. Discussion
par l'Assemblée le 22 septembre 1989 (12e séance) (voir Doc. 6113,
rapport de la commission de la culture et de l'éducation, rapporteur : M. Bassinet). |
| Texte adopté par l'Assemblée le
22 septembre 1989 (12e séance). |
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