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| RECOMMANDATION 1123 (1990)1 relative
à l'assistance pratique à l'Europe centrale et de l'Est en matière d'éducation |
| 1. L'Assemblée considère que les progrès rapides vers la
démocratie dans l'ensemble de l'Europe centrale et de l'Est ont entraîné pour les pays
visés des changements fondamentaux de l'éducation à tous les niveaux, y compris
l'éducation extrascolaire et la formation professionnelle. |
| 2. Des langues plus nombreuses étant enseignées, on
ressent maintenant le besoin urgent de matériels plus variés et de professeurs pour cet
enseignement. |
| 3. L'établissement du pluralisme crée des besoins en
manuels d'histoire et en ouvrages sur l'état actuel des choses dans nombre de domaines. |
| 4. Les informations les plus récentes en matière de
recherche font largement défaut. |
| 5. Parallèlement, un fossé se creuse à mesure que des
innovations supplémentaires, par exemple les méthodes de téléenseignement, sont
introduites en Europe occidentale. |
| 6. Le manque de matériels pédagogiques est aggravé par
une pénurie générale de publications pour toutes les catégories sociales (du domaine
culturel aux affaires courantes, de la littérature aux ouvrages de référence). |
| 7. Dans la situation économique présente, il serait utile
de donner la priorité à l'envoi en Europe centrale et de l'Est d'experts, de
techniciens, d'enseignants et d'étudiants de l'Ouest, plutôt que d'accueillir leurs
homologues de l'Est. |
| 8. L'entrée graduelle des pays d'Europe centrale et de
l'Est dans le domaine de coopération couvert par le Conseil de l'Europe, notamment au
moyen de la Convention culturelle européenne, mais aussi sur une base plus radicale,
devrait contribuer à transformer l'aide actuelle en une coopération mutuelle plus
constructive. |
| 9. C'est pourquoi l'Assemblée formule les recommandations
suivantes au Comité des Ministres : |
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i. Le Conseil de l'Europe devrait coordonner l'assistance à l'Europe
centrale et de l'Est en matière d'éducation entre organisations parlementaires,
gouvernementales et non gouvernementales, afin d'éviter le double emploi et d'assurer la
plus efficace concertation des ressources.
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ii. Le Conseil de l'Europe devrait continuer lui aussi, dans un esprit
de solidarité européenne, à développer sa propre assistance pratique à l'Europe
centrale et de l'Est en matière d'éducation. Une priorité immédiate doit être
attribuée à ce domaine dans les activités intergouvernementales du Conseil de l'Europe,
en particulier celles du Conseil de la coopération culturelle (programmes de formation
des enseignants, d'apprentissage des langues, méthodes de télé-enseignement, etc.), et,
au niveau des universités et de l'enseignement supérieur, de la Conférence régulière
sur les problèmes universitaires. L'accent doit être mis, chaque fois qu'il y a lieu,
sur la dimension européenne de l'éducation.
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iii. Une attention constante devrait être accordée àla stimulation
des contacts et à l'établissement de réseaux (de jeunes parlementaires ou d'instituts
culturels par exemple).
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iv. On devrait s'efforcer de procéder à une évaluation continue des
besoins de l'Europe centrale et de l'Est, à la lumière de l'évolution politique et des
changements réels.
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v. Un plein appui devrait être également apporté aux initiatives
parallèles d'autres organes internationaux, par exemple la Campagne de solidarité
interuniversitaire européenne, lancée (compte tenu spécialement de la Roumanie) par la
Conférence des recteurs européens (CRE), le Centre européen pour l'enseignement
supérieur de l'Unesco (CEPES) et l'Association internationale des universités (AIU), et
les programmes mis en uvre par les Communautés européennes (Fondation et TEMPUS).
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vi. Les gouvernements devraient être invités notamment :
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a. à développer les mesures nationales d'assistance
concernant les matériels pédagogiques destinées aux pays d'Europe centrale et de
l'Est ;
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b. à augmenter les fonds attribués aux universités et aux
institutions de recherche pour qu'elles renforcent la coopération avec l'Europe centrale
et de l'Est ;
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c. à faciliter les échanges d'élèves, d'étudiants,
d'enseignants et de chercheurs dans tous les domaines, en donnant la priorité, dans un
premier temps, aux déplacements de l'Ouest vers l'Est, par exemple en prévoyant, dans
les pays où les visas sont nécessaires, l'obtention de visas annuels plurientrées pour
les chercheurs de l'Europe centrale et de l'Est ;
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d. à fournir les moyens d'une formation pratique dans des
secteurs comme la gestion, la banque, le droit commercial, le journalisme,
l'administration des musées, la politique et les procédures parlementaires.
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| 10. Les structures apparentées à la Conférence de
Strasbourg sur la démocratie parlementaire devraient aussi être invitées à apporter
leur contribution. |
| _______________________ 1. Discussion
par l'Assemblée le 7 mai 1990 (1re séance) (voir Doc. 6200, rapport de la
commission de la culture et de l'éducation, rapporteur : Mme Fischer). |
| Texte adopté par l'Assemblée le
7 mai 1990 (1re séance). |
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