Le vice président de la Commission juridique de l'APCE rend visite à Abdulhamid Hakkar

Strasbourg, 04.10.2007 – Erik Jurgens, sénateur néerlandais et vice président de la Commission des questions juridiques et des droits de l’homme de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE), rendra visite à Abdulhamid Hakkar, citoyen algérien qui, emprisonné à vie en France en 1984 pour meurtre et vol avec arme, ne peut toujours pas demander la libération conditionnelle après 23 ans d'incarcération, malgré un nouveau jugement réduisant sa peine de sûreté à 16 ans.

M. Jurgens, accompagné de la parlementaire algérienne Fella Bouzidi (à confirmer), qui représente la communauté algérienne en France, et de l’avocat de M. Hakkar Marie-Alix Canu Bernard, aura un entretien d'une heure avec M. Hakkar le vendredi 5 octobre. M. Jurgens sera disponible pour rencontrer des journalistes intéressés devant la porte principale de la prison d'Ensisheim (Maison Centrale d'Ensisheim, 49 rue de la 1ère Armée, 68190  Ensisheim) à 15h30.

La veille de sa visite, M. Jurgens a déclaré : « la façon dont M. Hakkar a été traité traduit un certain esprit de vengeance, peut-être car il a été condamné pour le meurtre d'un policier, peut-être à cause de ses tentatives d'évasion ou peut-être parce qu'il a obstinément cherché à prouver son innocence devant les tribunaux. Il semble qu'à présent la date à laquelle il pourra prétendre à sa libération conditionnelle est sans cesse repoussée ».

M. Hakkar, l'une des neuf personnes impliquées dans la tragique attaque à main armée nocturne, continue de prétendre que ce n'est pas lui qui a tiré lors de l'échange de coups de feu fatal avec la police. Suite à une décision de la Commission européenne des Droits de l'Homme de 1995, il a bénéficié d'un nouveau procès au titre de la législation adoptée suite à son affaire mais il a été à nouveau jugé coupable.

Dans l'intervalle, il a été condamné à plusieurs autres peines pour des délits graves pendant son incarcération, dont une tentative d'évasion avec prise d'otage, et il est tenu de purger ces peines d'une durée totale de plus de 14 ans avant le reste de sa peine initiale. En conséquence, la date à laquelle il pouvait demander la libération conditionnelle, demande qui elle même fait l'objet en France de plusieurs décisions de justice contradictoires, a été repoussée de plusieurs années.

M. Jurgens suit l'affaire depuis neuf ans et a déjà rendu visite à M. Hakkar deux fois, l’une d’elle en compagnie de l'ancien ministre français, Jack Lang.

Contact: Angus Macdonald, Unité de communication de l’APCE, portable +33 6 30 49 68 20.