Tolérance zéro pour la prostitution forcée, la prostitution enfantine et la traite d’êtres humains

L’Assemblée a fermement condamné la prostitution forcée et le trafic d’êtres humains et a appelé tous les États membres qui ne l’ont pas encore fait à signer et ratifier la Convention du Conseil de l’Europe sur la lutte contre la traite des êtres humains. Les parlementaires ont recommandé que tous les États membres interdisent la prostitution enfantine (de mineurs de moins de 18 ans), celle-ci ne pouvant jamais être considérée comme volontaire. À propos de la prostitution volontaire, ils ont estimé que les États devraient s’abstenir de réprimer les prostitué(e)s, notamment sur le plan pénal, car les normes discriminatoires les poussent à la clandestinité ou dans les bras de proxénètes. Les États, ont-ils ajouté, devraient mettre en place des programmes d'aide pour aider les prostitué(e)s qui le souhaitent à quitter la profession tout en protégeant les autres des abus de la police, en veillant à ce qu’ils aient leur mot à dire sur les politiques les concernant et disposent de l’indépendance suffisante pour imposer des pratiques sexuelles sans risque à leurs clients.