Italie : pas 'à ce stade' de suivi sur la situation des médias mais il faut de lois pour résoudre les conflits d’intérêts potentiels

Strasbourg, 05.10.2007 – Le départ de Sylvio Berlusconi du pouvoir a réglé provisoirement le conflit d’intérêts créé par son double statut de premier ministre et de propriétaire de Mediaset, un des deux acteurs du « duopôle » qui domine la télévision italienne. Mais de nouvelles lois sont nécessaires pour prévenir les abus de pouvoir potentiels à l’avenir, selon la Commission de suivi de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE).

 

Dans un avis rendu public aujourd’hui, la Commission estime que l’Italie ne doit pas « à ce stade » faire l’objet d’une procédure de suivi de l’Assemblée à cause de la situation de ses médias, comme l’ont demandé certains parlementaires. Mais l’Assemblée, a-t-elle dit, doit suivre de près l’avancée de nouvelles lois promouvant le pluralisme des médias et garantissant l’indépendance du radiodiffuseur de service public italien, la RAI.

 

Onze des quarante-sept Etats membres du Conseil de l’Europe font actuellement l’objet d’une procédure de suivi complète de l’Assemblée.

 

Le Bureau de l’APCE prendra une décision finale sur la recommandation de la Commission de suivi, le 22 novembre.

 

Avis de la Commission de suivi