Pour l’APCE, les monuments dont la signification symbolique est controversée ne doivent pas être sources de tensions entre Etats

Strasbourg, 29.01.2009 – Selon l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE),  les monuments dont la signification symbolique est controversée ne doivent pas devenir des sources de tensions dans les relations entre Etats ou entre différents groupes de population. S’appuyant sur les conclusions de Mátyás Eörsi (Hongrie, ADLE), rapporteur de la Commission des questions politiques de l’APCE sur «l’attitude à l’égard des monuments commémoratifs faisant l’objet de différentes interprétations historiques », l’Assemblée a invité les Etats membres, dans une résolution adoptée aujourd’hui, à instaurer un débat le plus large possible sur le sort à destiner aux monuments commémoratifs sujets à controverse, en impliquant les acteurs de la société civile, les historiens et les responsables politiques.

A cet égard, l’Assemblée estime que les différends ne peuvent être résolus qu’avec le temps et par un processus propre à chaque nation, la décision quant au sort à réserver à ces monuments étant un choix souverain de l’Etat dans lequel ils sont situés.

Concernant les tombes ou cimetières renfermant les dépouilles de soldats, les Etats se doivent de respecter les accords internationaux ; l’Assemblée préconise dans tous les cas aux Etats membres de consulter les familles, les Etats et les ONG concernés avant de procéder à toute exhumation de dépouilles de soldats ou victimes de guerre étrangers qui reposent dans leurs territoires.

« Faire face à son passé et à son histoire requiert un processus long et parfois douloureux, qui devrait se fonder sur le dialogue et la compréhension mutuelle ; c’est un défi difficile, mais incontournable » , a indiqué M. Eörsi, qui fournit dans son rapport plusieurs exemples de symboles ou monuments commémoratifs en Europe issus de régimes précédents, nazis fascistes ou totalitaires, et qui suscitent toujours le débat.