Le Mexique doit poursuivre ses efforts pour lutter contre les féminicides, selon l’APCE

Suivant les conclusions de Lydie Err (Luxembourg, SOC), rapporteuse de la Commission Egalité, l’Assemblée a aujourd’hui adopté à l’unanimité une résolution, dans laquelle elle invite le Mexique à renforcer ses efforts pour lutter contre les « féminicides » –  meurtres d’une femme parce qu’elle est une femme – . Ce texte s’inscrit dans le prolongement d’une précédente résolution de 2005 sur “Disparition et assassinat de nombreuses femmes et filles au Mexique”, dans laquelle l’APCE avait demandé au Congrès mexicain de mener à bien les réformes constitutionnelles et législatives envisagées, afin de lutter contre l’impunité face à d’aussi graves violations des droits de l'homme.

A cet égard, l’APCE a salué l’adoption en 2007 d’une loi générale d’accès des femmes à une vie sans violence et a recommandé au Mexique de veiller à sa mise en œuvre. Elle a également invité le pays à développer des méthodes de travail permettant d’accélérer l’efficacité des enquêtes lors de disparitions et de violences commises à l’encontre des femmes.

Afin d’appliquer utilement la notion de « féminicides » dans le contexte européen, l’APCE a par ailleurs proposé aux Etats membres de réfléchir à l’introduction de circonstances aggravantes dans les lois pénales, lorsque les femmes ont subi des violences ou ont été tuées en raison de leur sexe. Les parlementaires ont aussi exprimé leur préoccupation concernant les millions de filles ou femmes « manquantes » (qui ne sont pas nées ou qui meurent prématurément par manque de soins) en Asie, en Chine ou en Afrique du Nord, phénomène qui se répercute en Europe dans certaines communautés immigrées, qui marquent une préférence pour les garçons.