Les enfants russes sont les otages des tensions diplomatiques transatlantiques, a déclaré la rapporteure générale de l’APCE sur les enfants

Strasbourg, 22.01.2013 – Réagissant à l’interruption, par la Fédération de Russie, des procédures d’adoption internationale mettant en jeu les Etats Unis d’Amérique en tant que « pays d’accueil », Marlene Rupprecht (Allemagne, SOC), rapporteure générale de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) sur les enfants, a déclaré qu’elle était préoccupée par la situation des enfants russes qui deviennent les otages des tensions diplomatiques transatlantiques et a appelé les autorités russes à abroger la loi.

D’après la rapporteure générale, la loi adoptée par la Douma d’Etat en décembre 2012 risque d’être préjudiciable à de nombreux enfants étant donné que, selon les estimations, quelque 650 000 enfants russes grandiraient sans soins parentaux et que 60 000 environ auraient été placés dans des familles américaines au cours des vingt dernières années.

« En période de crise économique notamment, les enfants en tant que groupe vulnérable, dont de nombreux enfants handicapés, ne doivent pas encore être lésés par des décisions politiques à courte vue mais bénéficier de la plus vaste gamme possible de prises en charge » a t elle souligné.

Rappelant la récente résolution de l’APCE sur l’adoption internationale, pour laquelle elle a été la rapporteure, Mme Rupprecht a réaffirmé le fort engagement de l’Assemblée à promouvoir la politique consistant à faire de l’intérêt supérieur de l’enfant la considération première dans toutes les mesures le concernant, que ces mesures soient prises par des organismes d’assistance sociale publics ou privés, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, comme le prévoit la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant (UNCRC).