La maladie à éradiquer, c’est l’homophobie et non pas l’homosexualité

Strasbourg, 16.05.2013 - A l’ occasion de la Journée internationale contre l’homophobie, Håkon Haugli (Norvège, SOC), rapporteur général de de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) sur les droits des LGBT a fait la déclaration suivante :

« Le 17 mai 1990, l’Organisation mondiale pour la santé a retiré l’homosexualité de la Classification internationale des maladies. Cette mesure a marqué une avancée importante vers l’égalité de tous, sans considération d’orientation sexuelle ou d’identité de genre. Depuis lors, la situation des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles et transgenres (LGBT) en Europe s’est considérablement améliorée.

Malgré ces avancées, cependant, les préjugés, l’hostilité et la discrimination fondée sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre restent largement répandus. Dans un certain nombre d’Etats membres du Conseil de l’Europe, les personnes LGBT font l’objet d’une discrimination qui compromet jusqu’à la jouissance de droits fondamentaux tels que la liberté d’expression et de réunion. Elles sont souvent victimes de discours de haine et de violences homophobes, contre lesquels aucune protection adéquate ne leur est accordée.

L’homophobie et non pas l’homosexualité est bien la maladie qu’il convient d’éradiquer pour garantir à tous une pleine jouissance des droits fondamentaux. Il appartient en particulier aux responsables politiques de veiller à ce que cet objectif soit poursuivi avec détermination, en faisant adopter des lois qui soient pleinement conformes aux obligations internationales en matière de droits de l’homme. La classe politique doit aussi donner l’exemple, en instaurant une relation de communication et de confiance avec la communauté LGBT et en condamnant publiquement toutes les formes du discours homophobe, y compris lorsqu’il émane de ses propres rangs. »