Syrie : le Bureau de l’APCE condamne l’utilisation probable d’armes chimiques

Strasbourg, 02.09.2013 - Le Bureau de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE), réuni aujourd’hui à Dubrovnik (Croatie), condamne l’utilisation probable d’armes chimiques en Syrie qui, le 21 août 2013, a causé la mort de plusieurs centaines de personnes dont un grand nombre d’enfants. Toute utilisation d’armes chimiques n’ importe où, par n’importe qui, en toutes circonstances, constitue une violation du droit international et un crime contre l’humanité. Le Bureau appelle la communauté internationale à prendre des mesures pour augmenter la pression sur les pays qui n’ont pas encore signé la Convention sur les armes chimiques, à le faire. Il appelle également à une action urgente afin de mettre sous contrôle international les stocks d’armes chimiques en Syrie pour en empêcher l’accès à ceux qui soutiennent ou s’opposent au gouvernement.

Le Bureau rappelle que dans ses Résolutions 1878 (2012) sur la situation en Syrie et 1902 (2012) sur la réponse européenne à la crise humanitaire en Syrie, l’Assemblée demande une solution politique au conflit en Syrie. Aujourd’hui, plus d’une année et demie plus tard, l’escalade de la violence requiert une action diplomatique plus urgente que jamais. Toutes les parties concernées, à la fois à l’intérieur et à l’extérieur du pays, doivent, sans attendre, participer au-delà de leurs différences à une conférence sur la paix en Syrie. L’usage des armes ne mène jamais à une paix durable et n’est, de ce fait, pas une option. Seule une solution politique peut mettre un terme à la spirale de la violence, mais aussi à la situation dramatique des réfugiés et des personnes déplacées.

Le Bureau de l’Assemblée est particulièrement consterné par le nombre important de réfugiés, spécialement des enfants, forcés à fuir la Syrie qui, selon les estimations des Nations Unies, atteint un million. Il appelle une fois de plus à la fourniture d’une aide humanitaire sans entrave aux blessés, réfugiés et personnes déplacées et à toutes les personnes qui sont dans le besoin en Syrie ou dans les pays voisins.