Rétention liée à l'immigration: les parlementaires peuvent contribuer à promouvoir bonnes pratiques et normes minimales

S’exprimant à l’ouverture d’une conférence à Strasbourg sur la rétention liée à l’immigration en Europe, Annette Groth (Allemagne, GUE) a déclaré que « les parlementaires pouvaient contribuer à faire évoluer les mentalités dans ce domaine et favoriser la mise en place de solutions alternatives plus nombreuses ». Elle a ajouté que « les parlementaires, qui font le lien entre les citoyens, la société civile et les instances dirigeantes, pouvaient facilement sensibiliser l’opinion aux conditions de rétention liée à l’immigration par le biais de leurs diverses tribunes politiques nationales et internationales mais aussi dans les médias. Ils peuvent en outre apporter une valeur ajoutée aux travaux de grande ampleur menés par les mécanismes nationaux de prévention de la torture ».

La conférence a donné un nouvel élan à l’appel lancé par l’Assemblée parlementaire dans sa Résolution 1707 (2010) au Comité des Ministres du Conseil de l’Europe pour qu’il élabore un ensemble de règles sur la rétention liée à l’immigration qui soient applicables dans les Etats membres.

Cette conférence, tenue les 21 et 22 novembre derniers, était organisée par la Division du Conseil de l’Europe chargée de la coordination en matière de migrations, en coopération avec l’APCE et le mécanisme de prévention de la torture du Royaume-Uni.