Le Parlement kirghize obtient le statut de Partenaire pour la démocratie

L’Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) a décidé aujourd'hui d’accorder au Parlement kirghize le statut de Partenaire pour la démocratie, statut octroyé pour la troisième fois depuis sa création en 2009. Pour l’Assemblée, l’obtention de ce statut, constitue « un encouragement important à poursuivre le développement de la démocratie, de l'Etat de droit et de la protection des droits de l'homme au Kirghizstan », seul pays d'Asie centrale à avoir opté pour un système politique fondé sur la démocratie parlementaire.

Le Parlement kirghize – dans une lettre de son Président – a souligné son attachement aux valeurs du Conseil de l’Europe, comme en témoigne notamment l’abolition de la peine de mort en 2007, ou les efforts pour favoriser l'égale représentation des femmes et des hommes dans la vie publique et politique. L’APCE a également salué la détermination à mettre en œuvre dans le pays « de profondes réformes constitutionnelles, institutionnelles, politiques et législatives visant à renforcer la démocratie ».

La résolution adoptée, sur la base du rapport d’Andreas Gross (Suisse, SOC), énonce toutefois plusieurs domaines dans lesquels des progrès sont attendus, notamment : la consolidation du cadre institutionnel avec séparation des pouvoirs et renforcement du rôle du Parlement ; l’organisation d’élections libres et équitables ; la lutte contre la corruption, et la réforme de la justice afin de garantir l'indépendance du pouvoir judiciaire. Parmi les autres mesures considérées comme essentielles figurent la prévention de la torture, l’amélioration des conditions de détention, et la promotion les droits des minorités ethniques. « Le Kirghizstan a encore beaucoup de chemin à parcourir vers la démocratie », a souligné M. Gross.

L’Assemblée suivra la situation dans le pays et examinera au plus tard dans deux ans les progrès accomplis sur ces points.

Le Parlement du Maroc et le Conseil national palestinien ont été les premiers à obtenir ce statut – en juin et en octobre 2011 respectivement – destiné aux parlements des Etats non membres des régions voisines, souhaitant bénéficier de l’expérience de l’Assemblée en matière de renforcement de la démocratie et débattre de problèmes et enjeux communs.