Egypte : inquiétudes suite aux condamnations à mort contre plus de 500 partisans de l’ex-Président Morsi

La Commission des questions politiques et de la démocratie et la Commission des affaires juridiques et des droits de l'homme de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE), réunies cette semaine à Strasbourg, ont exprimé leur profonde préoccupation face aux peines de mort prononcées en Égypte contre plus de cinq cents partisans du Président déchu Mohamed Morsi sur la base d’accusations liées aux événements de juillet et août 2013, dont le meurtre d'un policier.

Les deux commissions de l'APCE soulignent que la peine de mort, comme forme de châtiment, constitue une violation inacceptable des droits de l'homme, quel que soit le crime commis.

Préoccupées par des allégations de violations de procédure, les commissions de l'APCE invitent l’Égypte à assurer aux défendeurs la garantie d'un procès équitable, condition préalable pour une transition démocratique en douceur, et ce particulièrement à la veille des élections présidentielles. Elles demandent également à l'Égypte de mettre en œuvre un moratoire immédiat sur les exécutions, comme une étape vers l'abolition de la peine capitale.

L’APCE suit la transition démocratique en Égypte grâce à sa Commission des questions politiques et de la démocratie – Rapporteur : José María Beneyto (Espagne, PPE/DC) – et soutient l’abolition universelle de la peine de mort grâce à sa Commission des questions juridiques et des droits de l’homme – Rapporteure générale : Marietta Karamanli (France, SOC).