Faire progresser les « droits des trans » au sein des parlements nationaux

« La discrimination fondée sur l’identité de genre est largement répandue dans les Etats membres du Conseil de l’Europe, et les personnes transgenres font face à de nombreuses formes de discrimination similaires à celles subies par les personnes LGB. Cependant, le niveau de discrimination et d’hostilité rencontré par la population que représenteraient les personnes transgenres en Europe est plus élevé, parce qu’elles souffrent d’un rejet social plus important et qu’elles sont souvent plus visibles.

Les formes de discrimination spécifiques à ces personnes comprennent même des mesures de stérilisation forcée ou de dissolution obligatoire du mariage comme conditions préalables à la reconnaissance juridique de l’identité de genre. C’est inacceptable », a souligné Deborah Schembri (Malte, SOC), qui prépare actuellement un rapport sur la discrimination à l’encontre des personnes transgenres en Europe, lors d’une audition de la commission sur l’égalité et la non-discrimination de l’APCE tenue à Paris le 2 juin.
 

« Faire progresser les "droits des trans" au sein de vos parlements nationaux est le seul moyen d’avancer dans la lutte contre la discrimination », a mis en avant Julia Ehrt, directrice exécutive de TGEU – Transgender Europe. Regrettant que seuls 20 Etats membres du Conseil de l’Europe inscrivent explicitement l’identité de genre parmi les motifs pour lesquels la discrimination est interdite, les parlementaires ont souligné qu’il est urgent de promouvoir les droits des personnes transgenres devant les parlements nationaux afin d’améliorer leur situation, en particulier dans les domaines des soins de santé, des infractions motivées par la haine transphobe et de la reconnaissance de l’identité de genre.