Entrée en vigueur de la Convention d’Istanbul : déclaration de José Mendes Bota

1er août 2014 – Déclaration sur l’entrée en vigueur de la Convention d’Istanbul, par José Mendes Bota (Portugal, PPE/DC), Rapporteur général sur la violence à l’égard des femmes, Coordinateur politique du Réseau parlementaire pour le droit des femmes de vivre sans violence

Aujourd’hui, 1er août 2014, est une date historique pour les droits des femmes. Aujourd’hui, la Convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique entre en vigueur dans 11 Etats membres. Ils seront rejoints par trois autres pays en novembre prochain.

Cette Convention est déjà un instrument de référence au niveau international. Elle affirme le droit fondamental des femmes de vivre à l’abri de la violence. Elle criminalise toute une série d’actes qui constituent des violations des droits de femme : la violence physique, la violence sexuelle, les mariages forcés, les mutilations génitales, les avortements forcés, le harcèlement.

Ce 1er août est un jour particulièrement heureux. Il est une lueur d’espoir pour des milliers de femmes qui souffrent.

Le chemin a été long jusqu’à ce jour. Mais nous ne sommes pas parvenus au bout de nos efforts. La Convention d’Istanbul doit maintenant être mise en œuvre. Les Etats qui ne l’ont pas encore fait doivent la ratifier, et en premier lieu les 22 Etats qui ont déjà signé la Convention. Les ressources adéquates doivent être allouées à la lutte contre la violence à l’égard des femmes. Nous devons continuer à promouvoir cette Convention, à faire changer les mentalités pour que la lutte contre violence à l’égard des femmes devienne l’affaire de tous.

Aujourd’hui, nous avons franchi une étape cruciale, mais nous n’aurons pas achevé notre tâche tant que des femmes vivront dans la violence.