Appel à un consensus démocratique pour s'opposer à l'idéologie néonazie

Il ne faut pas ignorer les néonazis ni en faire des martyrs, ont rappelé les membres de la Commission des questions politiques de l'APCE, réunis aujourd'hui à Paris au Sénat, en adoptant à l'unanimité un rapport de Marietta Pourbaix-Lundin (Suède, PPE/DC) intitulé « Faire barrage aux manifestations de néonazisme ».

Les parlementaires ont notamment insisté sur la responsabilité première des représentants gouvernementaux et des responsables politiques démocratiques qu'ils ont appelé à s'unir autour d'un « consensus démocratique » pour s'opposer de concert à l'idéologie néonazi e et aux partis politiques qui plaident en sa faveur, au sein et hors des parlements. Tous les responsables politiques sont ainsi invités à débattre avec les mouvements néonazis afin de les démasquer publiquement en rejetant et condamnant leur idéologie et rhétorique. D'autres mesures devraient prévoir l'engagement de la responsabilité pénale des dirigeants et membres des partis, y compris des parlementaires qui prônent des discours de haine, et devraient également empêcher le financement de tels partis.

Les parlementaires ont également appelé les Etats membres à concevoir des stratégies sociale, économique et culturelle afin de réduire les terrains fertiles pour l'idéologie néonazie.

Afin de perpétuer la mémoire des victimes de l'attaque tragique du 22 juillet 2011, commise par un néonazi en Norvège, la commission invite l'APCE à soutenir l'initiative de jeunes militants visant à faire du 22 juillet la « Journée européenne des victimes de crimes de haine ». Le rapport sera débattu par l'APCE lors de sa prochaine session plénière à Strasbourg (29 septembre - 3 octobre).