L'APCE en faveur d'une Journée pour les victimes des crimes de haine

L’APCE a appuyé avec force la proposition de jeunes militants de faire du 22 juillet, le jour de l'attaque terroriste survenue à Oslo et à Utøya, une « Journée européenne des victimes de crime de haine ».

L’Assemblée a consacré un débat au rapport de Marietta de Pourbaix-Lundin (Suède, PPE/DC) sur les moyens de faire barrage aux manifestations de néonazisme auquel a participé le Président du Parlement norvégien, Olemic Thommessen.

« La haine s’attaque à la dignité humaine et au respect, valeurs essentielles dans tous les Etats membres du Conseil de l’Europe », a déclaré M. Thommessen. « Il faut stopper ce discours de haine et éviter de lui permettre de gagner du terrain ».

Dans une résolution, les parlementaires ont invité les responsables politiques « à débattre avec les mouvements néonazis et à les démasquer publiquement en remettant en cause, rejetant et condamnant clairement et sans équivoque l’idéologie et la rhétorique néonazies ».

« Il ne faut pas les ignorer ni en faire des martyrs » a déclaré l’Assemblée, qui a donné des exemples de bonnes pratiques européennes, dont les mesures destinées à empêcher les jeunes de rejoindre les organisations néonazis ou à les aider à les quitter, la législation stricte sur le crime de haine et le discours de haine et les mesures visant à favoriser un « consensus démocratique » fort contre les partis néonazis au sein des parlements et en dehors.