Mettre en place des ‘programmes de traitement’ pour les auteurs d’infractions à caractère sexuel

La Commission permanente de l’APCE a appelé à la mise en place de « programmes de traitement » destinés aux auteurs de violence domestique et aux auteurs d’infractions à caractère sexuel - à condition que cela ne se fasse pas au détriment des programmes d’assistance et de soutien aux victimes de violence.

Dans le cadre de l’adoption d’un rapport préparé par Athina Kyriakidou (Chypre, SOC) lors d’une réunion à Bruxelles, la commission a déclaré que de tels programmes – déjà mis en œuvre dans 38 Etats membres du Conseil de l’Europe – aideront les auteurs à « changer d’attitudes, adopter un comportement non-violent et ne pas récidiver ».

Les parlementaires ont toutefois averti que ces programmes ne peuvent représenter une solution unique et isolée et ne seront véritablement efficaces qu’en faisant partie d’une lutte globale contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique.
Une solution durable à la violence à l’égard des femmes ne sera trouvée qu’en assurant la participation des hommes, ont-ils souligné.

Ils ont invité les Etats à rejoindre les 15 pays ayant à ce jour ratifié la Convention d’Istanbul du Conseil de l’Europe, qui énonce les grands principes des lois visant à lutter contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique.