Peine de mort : préoccupation suite aux derniers évènements au Bélarus et en Russie

Mme Marietta Karamanli (France, SOC), rapporteure générale de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) sur l’abolition de la peine de mort, a condamné la peine de mort prononcée le 18 mars par le tribunal de district de Rechytsa contre M. Siarhei Ivanou, à l'issue d'un procès qui avait lieu à huis clos.

« La peine de mort est inhumaine et ne se justifie jamais, en aucune circonstance. Il est particulièrement troublant que la condamnation de M. Ivanous ait été prononcée juste un mois après la visite du rapporteur de l’APCE au Bélarus, M. Andrea Rigoni (Italie, ADLE), qui avait pourtant souligné, une fois de plus, que la peine de mort est fondamentalement contraire aux valeurs du Conseil de l’Europe », a déclaré Mme Karamanli.


Elle s’est également déclarée troublée par des rapports établissant qu’un groupe de travail de la Douma d'État russe élabore, actuellement, un projet de loi introduisant la peine capitale pour certains crimes liés au terrorisme.

« Je ne peux que condamner fermement toutes tentatives de rétablissement de la peine de mort. La Russie qui est le seul membre du Conseil de l’Europe à ne pas avoir ratifié le Protocole n°6 à la Convention européenne des droits de l’homme sur l’abolition de la peine de mort en temps de paix, comme le Bélarus, qui espère un jour devenir membre de notre organisation, doivent prendre d’urgence des mesures pour parvenir à l’abolition définitive de la peine de mort. A défaut, ils risquent de se retrouver de plus en plus isolés en Europe, où il existe un consensus pour affirmer que la peine capitale n’a pas sa place sur notre continent », a ajouté la rapporteure.