Une alimentation saine et de grande qualité pour une population en meilleure santé

A l’occasion de la Journée mondiale de la santé (7 avril), le Président de la Commission des questions sociales, de la santé et du développement durable de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE), Valeriu Ghiletchi (République de Moldova, PPE/DC), a vivement exhorté les autorités européennes et les Etats membres à promouvoir la sécurité alimentaire.

« La sécurité alimentaire est une préoccupation de santé publique dans le monde entier. On estime à deux millions, chaque année, le nombre de personnes, dont beaucoup sont des enfants, qui meurent de maladies diarrhéiques transmises par l’eau et la nourriture. Nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour améliorer ce sombre tableau. Nous devons éduquer les populations, renforcer la législation, contrôler la chaîne alimentaire et promouvoir une alimentation saine ».

« La multiplication des déplacements et des échanges commerciaux accroît la probabilité de la propagation de la contamination. Nous devrions déployer des mesures concrètes en promouvant la consommation de produits régionaux et en harmonisant la législation transfrontière. Nous devons appliquer le principe de précaution sur le territoire européen et par-delà ses frontières, afin de se prémunir du risque de la présence actuelle et future de nanoparticules dans les aliments. Cela est d’autant plus important qu’il n’existe que peu de méthodes pour caractériser, identifier et mesurer les effets secondaires et les répercussions éventuelles des produits chimiques, des conservateurs ou encore des composants d’emballage sur la santé, qui peuvent aller d’effets toxiques jusqu’au cancer ».

Se référant à la Résolution 1957 (2013) de l’APCE « La sécurité alimentaire, un défi permanent qui nous concerne tous », M. Ghiletchi a insisté sur le fait que la sécurité sanitaire des aliments est un aspect essentiel de la sécurité alimentaire. L’Assemblée a préconisé la sécurité alimentaire et appelé à réduire les risques sanitaires, en particulier pour les groupes de population les plus vulnérables (tels que les enfants, les femmes enceintes et les personnes malades ou allergiques), en renforçant les normes de référence et les exigences d’étiquetage pour les aliments transformés. M. Ghiletchi a affirmé qu’il fallait pour cela améliorer la coopération entre les gouvernements, les producteurs et les consommateurs. L’accès à une alimentation suffisante, saine et nutritive est une condition indispensable à une vie durable et à la protection de la santé publique.