Coupe du Monde 2022 : la FIFA doit revoter, selon l'APCE

La décision d’attribuer l’organisation de la Coupe du monde 2022 au Qatar a été si « radicalement viciée » par des versements illégaux que la FIFA devrait procéder à un nouveau vote dans un dispositif assaini, selon l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE).

Le versement par le Vice-président qatari de la FIFA, Mohammed bin Hammam de « sommes d’argent considérables » à plus de 30 hauts représentants du football africain ou à ses associations nationales – selon les révélations du journal britannique Sunday Times –, a assuré au Qatar les votes des représentants de la Confédération africaine de football (CAF), lors d’une réunion clé le 2 décembre 2010, a indiqué l’APCE.

Ceci a permis au Qatar d’éliminer les autres pays asiatiques candidats, à savoir l’Australie, le Japon et la Corée, dont les votes, lors de tours de scrutin ultérieurs, ont assuré au Qatar d’emporter l’attribution de l’organisation de la Coupe du Monde.

La procédure a été si « profondément entachée d’illégalité », ont déclaré les parlementaires, qu’il faudrait procéder à un nouveau vote en appliquant des dispositions plus équitables.

L’auteur du rapport, Michael Connarty (Royaume-Uni, SOC) a indiqué qu’il avait pu examiner les documents obtenus par le Sunday Times dans le détail et que les preuves de versements illégaux étaient manifestes.

« Face à l’action structurée d’une telle ampleur et aux sommes en jeu, il ne peut y avoir aucun doute quant à un lien direct entre ces irrégularités flagrantes et l’issue du vote », a-t-il estimé.

Le rapport sur la réforme de la gouvernance du football a également appelé le Qatar à respecter les droits fondamentaux des travailleurs migrants étrangers et demandé instamment à la FIFA d’encourager ce processus. Il a également formulé des recommandations pour améliorer la transparence et la gouvernance à l’UEFA et à d’autres organisations sportives.