Une action conjointe pour régler la question des personnes disparues pendant le conflit en Ukraine

La Commission des migrations, des réfugiés et des personnes déplacées de l’APCE, réunie à Bichkek (Kirghizstan), a exprimé sa préoccupation face au nombre croissant de personnes portées disparues dans les zones d’opérations militaires des régions ukrainiennes de Donetsk et Louhansk, ainsi qu’en Crimée.

Le rapport de Jim Sheridan (Royaume-Uni, SOC), adopté aujourd’hui par la commission, précise que depuis avril 2014, 1 330 personnes ont été enregistrées comme disparues, selon les informations fournies par le Service de sécurité ukrainien. Il s’agit non seulement de militaires mais aussi de civils, parmi lesquels des bénévoles venus porter secours à la population dans les zones en conflit. Il est difficile de déterminer le lieu où ces personnes se trouvent, et leur sort, car la plupart d’entre elles sont restées dans les territoires contrôlés par les groupes séparatistes, souligne le texte adopté.

La commission estime que le seul moyen de régler ce problème humanitaire consiste à « mener une action conjointe » et a appelé les autorités ukrainiennes, russes, ainsi que les groupes séparatistes contrôlant les régions de Donetsk et Louhansk à « mettre en commun les informations dont ils disposent sur le sort et le lieu où se trouvent des personnes portées disparues » et à prendre des mesures pour aider les familles à retrouver et à identifier les restes de leurs proches.

En même temps, les autorités ukrainiennes devraient coordonner l’action de tous les organes gouvernementaux et non gouvernementaux qui traitent de cette question, y compris l’action menée par les associations de bénévoles et les organisations de défense des droits de l’homme.