Journée Orange : une rapporteure dénonce 'la double violence' subie par les femmes réfugiées

« La crise mondiale des réfugiés n’est pas seulement un défi majeur pour les gouvernements dans le monde, elle aggrave également un autre phénomène, moins visible et pourtant tout aussi dévastateur : la violence à l’égard des femmes réfugiées », a déclaré Sahiba Gafarova, rapporteure générale de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) sur la violence à l’égard des femmes.

 

S’exprimant à la veille de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, (25 novembre), elle a déclaré : « De nombreuses femmes fuient leur région natale d’Afrique du Nord et subsaharienne ou du Proche Orient pour échapper à la pauvreté ou à un environnement familial violent, entreprenant ainsi un voyage terrifiant. La violence à l’égard des femmes au cours d’un voyage clandestin ou derrière les portes closes des centres de rétention est bien trop fréquente et devrait être un sujet de préoccupation pour nous tous - Pas uniquement une fois dans l’année à l’occasion du 25 novembre, mais chaque jour.

« Nous, parlementaires, avons un rôle essentiel à jouer. Il est de notre devoir de porter la voix de toutes les victimes de violence, en Europe et ailleurs, et d’éviter qu’elles subissent des violences multiples, dans leur pays d’origine, au cours du voyage et dans les pays d’accueil. Nous devons ainsi veiller à ce que les femmes victimes de violence que nous accueillons ne soient pas soumises à des expulsions vers un pays où leur vie serait en péril ou dans lequel elles pourraient être victimes de torture ou de peines ou traitements inhumains ou dégradants. Nous avons la responsabilité de pousser au changement, en appelant à la ratification de la Convention d’Istanbul et surtout en s’assurant que cette convention et les valeurs qu’elle défend soient dûment appliquées ».

« Toutes les femmes ont le droit d’être respectées, prises en considération et de mener leur vie à l’abri de la peur et de la violence. Où qu’elles se trouvent dans le monde, nous ne devons pas les oublier », a conclu Mme Gafarova.