Elections en Turquie : une pluralité de choix politiques, mais une campagne inéquitable

Les élections législatives anticipées du 1er novembre en Turquie ont été « bien menées le jour du scrutin » et ont offert « un large éventail de choix politiques », selon la délégation d'observateurs de l'Assemblée. La délégation regrette toutefois que la campagne électorale ait été « caractérisée par l’inéquité » et ternie par « un contexte de sécurité difficile », notamment dans le sud-est du pays : de nombreux incidents violents ont empêché des candidats de faire campagne librement.

Le rapport préparé par Andreas Gross (Suisse, SOC), souligne d’autres points inquiétants tels que de graves restrictions à la liberté des médias, la criminalisation des voix dissidentes, ou encore l’absence de contrôle judiciaire des décisions de la Commission électorale suprême.

Afin de remédier aux lacunes législatives et constitutionnelles identifiées dans le rapport, les parlementaires ont demandé notamment aux autorités turques d’adapter la législation électorale, et d’abaisser le seuil de 10 % – qui a un impact sur le manque de représentativité du parlement – dans le cadre du dialogue post-suivi engagé par l’Assemblée avec la Turquie, et en coopération avec la Commission de Venise.