L’APCE demande que des 'hotspots' situés hors d’Europe traitent des demandes d’asile et sauvent des vies

L’APCE a appuyé la création de "hotspots" hors d’Europe qui traiteraient des demandes d’asile en vue d’identifier les personnes ayant besoin d’une protection internationale avant qu’elles entreprennent un voyage au péril de leur vie.

« L’idée d’identifier les personnes ayant besoin d’une protection internationale et d’organiser le traitement extérieur des demandes d’asile par le biais de "hotspots" situés hors d’Europe mérite d’être soutenue pour autant que les droits des réfugiés et des migrants soient garantis », a déclaré l’Assemblée dans une résolution. « Elle contribuerait sans aucun doute à sauver la vie de nombreux candidats au départ qui tenteraient sinon de prendre la mer ».

Examinant un rapport de Daphne Dumery (Belgique, NI), l’Assemblée a aussi préconisé la mise en place d’un système européen de gardes frontières, qui étendrait le mandat de l’Agence aux frontières de l’UE, Frontex, notamment pour lui permettre d’organiser des opérations de retour, et l’intensification des actions visant à démanteler les réseaux de passeurs.
 

Dans l’intervalle, les opérations de recherche et de sauvetage devraient se poursuivre et il conviendrait d’augmenter substantiellement l’aide apportée à la Grèce et à l’Italie aux fins de la mise en place de vastes infrastructures d’urgence et de prévoir un « mécanisme permanent » de relocalisation des réfugiés arrivant sur les côtes grecques et italiennes dans d’autres pays européens.
 

L’Assemblée a aussi appelé à la création d’un registre centralisé et à l’instauration de procédures unifiées d’enregistrement et d’identification des personnes décédées afin de faciliter la recherche des personnes disparues.

A plus long terme, les Etats devraient renforcer l’accès aux voies d’immigration légale vers l’Europe et s’efforcer de traiter des causes profondes de la crise, ont déclaré les parlementaires.