L'approche sécuritaire ne suffit pas pour contrer la menace des combattants étrangers

L’APCE a exprimé aujourd’hui sa vive préoccupation concernant le problème des combattants étrangers qui se rendent en Syrie et en Irak pour rejoindre Daech et d’autres groupes extrémistes violents, puis commettent des attentats contre des citoyens européens, mais aussi contre la population locale des pays où ils vont faire le « djihad ».

Face à cette menace croissante pour la sécurité nationale et internationale, les parlementaires estiment qu’il est « essentiel de mieux comprendre les causes profondes du problème et de concevoir des réponses politiques appropriées pour s’y attaquer ».

A cet égard, la résolution adoptée sur la base du rapport de Dirk Van der Maelen (Belgique, SOC), indique une série de facteurs pouvant conduire à la radicalisation d’une personne, qu’ils soient politiques, socioéconomiques, idéologiques, personnels et psychologiques – sentiment de marginalisation, d’exclusion sociale, quête d’identité/d’appartenance/de sens, indignation face à la situation de certains pays en conflit, adhésion à l’idéologie d’un groupe, pression des pairs, etc…

S’agissant des réponses à apporter, « une approche sécuritaire ne suffit pas » selon l’APCE. « Il faut établir un bon équilibre entre la répression des comportements criminels, la protection des populations et des droits de l’homme, la prévention de la radicalisation, la déradicalisation et la réinsertion des combattants de retour dans leur communauté d’origine – le cas échéant, après avoir purgé une peine de prison appropriée », préconisent les parlementaires.

Le texte adopté appelle notamment à des mesures pour détecter la diffusion de la propagande extrémiste violente sur internet; à rester attentif à la formation des chefs religieux, dans le respect des valeurs démocratiques ; et à se pencher sur la prévention de la radicalisation dans les établissements pénitentiaires. L’Assemblée a également demandé de renforcer la coopération internationale entre les autorités nationales et locales, et les agences spécialisées afin d’échanger les informations utiles, les expériences et les bonnes pratiques.