Ukraine : la commission regrette l'escalade de la violence et appelle les Etats membres à soutenir le processus de paix

La Commission des questions politiques de l’APCE regrette que, « dans un contexte sécuritaire dégradé et à défaut d’un cessez-le-feu durable, il n’y ait pas eu de progrès dans la mise en œuvre des aspects politiques de l’ensemble des mesures en vue de l’application des accords de Minsk ».

En adoptant un projet de résolution sur la base du rapport sur les Conséquences politiques du conflit en Ukraine rédigé par Kristýna Zelienková (République tchèque, ADLE), les parlementaires ont réitéré leur soutien à une solution pacifique du conflit et au processus de Minsk et appelé à nouveau la Fédération de Russie « à retirer ses troupes du territoire ukrainien et à cesser de fournir du matériel militaire aux séparatistes ».

La commission a réaffirmé son engagement en faveur de l’intégrité territoriale de l’Ukraine, « à l’intérieur de ses frontières internationalement reconnues ». Elle a regretté que, malgré le rejet persistant de la communauté internationale de reconnaitre l’annexion de la Crimée par la Russie et l’application toujours en cours de différents types de sanctions à l’encontre de la Russie et des citoyens russes, « non seulement l’annexion n’a pas été annulée, mais la situation des droits de l’homme dans la péninsule est en constante détérioration ».

« Seule une Ukraine démocratique dotée d’institutions démocratiques stables, efficaces et responsables peut être forte et prospère, capable de mettre fin à l’agression venant de l’extérieur et de rétablir la paix », ont souligné les parlementaires qui ont appelé les autorités ukrainiennes « à lutter résolument contre toutes les formes de corruption, y compris au plus haut niveau politique, à réagir positivement aux avis de la Commission de Venise et à s’assurer que les procédures relatives aux violents incidents lors des manifestations de Maïdan ainsi qu’aux événements tragiques survenus à Odessa en mai 2014, progressent plus rapidement et dans l’impartialité ».

L'Union européenne devrait également tirer ses propres leçons de ce qui s’est passé et réfléchir à des stratégies pour l'avenir de la région qui permettront de désamorcer les tensions actuelles et contribueront à rétablir la confiance dans son voisinage.

Pour sa part, l’Assemblée pourrait servir de plateforme unique de dialogue et de coopération interparlementaires mais jusqu’à présent elle n’a pas pu jouer son rôle naturel de diplomatie parlementaire, principalement à cause du fait que depuis deux années consécutives les parlementaires russes n’ont pas participé à ses travaux. La Commission des questions politiques appelle ainsi le parlement russe à s’engager dans un dialogue constructif avec l’Assemblée dans le respect mutuel.

Les parlementaires se sont félicités de la libération d’une de leurs collègues, Nadiia Savchenko, ainsi que d’autres prisonniers, et ont réitéré leur appel en faveur de la libération de toutes les personnes capturées.