François Hollande : 'Plus que jamais nous avons besoin du Conseil de l’Europe'

« La France est aux côtés du Conseil de l’Europe et je suis sûr que le Conseil de l’Europe est aux côtés de la France pour toutes les démarches qui sont utiles à la paix, à la liberté et à la démocratie », a déclaré aujourd’hui le Président de la République française, François Hollande, en s’adressant à l’Assemblée.

M. Hollande a exprimé son attachement à l’organisation « parce que vous faites progresser l’Etat de droit, parce que vous permettez de garder de manière vigilante les engagements que nous avons pu prendre. Plus que jamais nous avons besoin du Conseil de l’Europe ». En 2019, le Conseil de l’Europe célèbrera son 70e anniversaire, a-t-il rappelé. « La France présidera son Comité des Ministres et elle se tient prête à organiser un sommet, le quatrième, pour lui donner un nouveau cap », a annoncé M. Hollande.

Se référant au terrorisme, le Président de la République française a dit que ce phénomène « met la démocratie à l’épreuve. Notre mode vie, nos libertés, nos principes même fondamentaux sont la cible des fanatiques ». Et dans la lutte contre le terrorisme, a-t-il ajouté, « la sécurité est compatible avec l’Etat de droit. Notre droit nous permet d’agir efficacement ».

Ce que cherchent les terroristes, a dit M. Hollande, « c’est à nous diviser, c’est à nous séparer, c’est à nous conduire à prendre des mesures d’exception qui seraient utilisées à ce moment-là pour dénoncer nos principes de liberté. C’est la liberté qui est visée par les terroristes ».

Quant à l’arrivée des réfugiés et des migrants sur le continent, M. Hollande a affirmé que « l’Europe a tardé à trouver une réponse commune. Cette réponse passe par le contrôle effectif des frontières extérieures de l’Europe. C’est la condition pour pouvoir accueillir dignement les réfugiés, reconduire les migrants qui ne relèvent pas de ces droits, et être capables de poser des règles et de les faire respecter ».

Le Président de la République française a ajouté que « les valeurs du Conseil de l’Europe inspirent la diplomatie française ». Se référant à la recherche d’une solution diplomatique en Ukraine dans le cadre des accords de Minsk, M. Hollande a souligné que « nous devons avancer sur les conditions politiques et sécuritaires qui permettront de tenir le plus rapidement possible des élections à l’est de l’Ukraine ».

Avec la Russie, a-t-il ajouté, « la France a un désaccord majeur sur la Syrie. Et le veto russe à la résolution française au Conseil de sécurité a empêché la cessation des bombardements et la proclamation de la trêve ». « Le dialogue est nécessaire avec la Russie, mais il doit être ferme et franc. Sinon, il n’a pas sa place ».