La protection des enfants migrants et demandeurs d’asile est notre obligation

A la veille de la Journée européenne pour la protection des enfants contre l’exploitation et les abus sexuels, célébrée chaque année le 18 novembre, la Rapporteure générale de la Campagne parlementaire pour mettre fin à la rétention d'enfants migrants, Doris Fiala (Suisse, ADLE) a fait la déclaration suivante :

« Demain est une journée très importante car nous célébrerons la Journée européenne de la protection des enfants contre l’exploitation et les abus sexuels.

Nous savons que les enfants migrants courent de graves risques dans leur quête d’un lieu sûr. Parcourant de très longues distances loin de chez eux à la recherche d’un environnement sûr, ils risquent d’être victimes des pires formes de violence comme les violences sexuelles, l’exploitation sexuelle ou la traite. Enfin, un grand nombre d’entre eux se retrouvent en détention, placés dans des locaux surpeuplés, des petites cellules, souvent avec des hommes seuls qui leur sont totalement étrangers.

L’année dernière, des informations extrêmement préoccupantes nous sont parvenues concernant des cas d’abus sexuels dans certains centres de migrants. Nous devons sans cesse garder présente à l’esprit la vulnérabilité particulière des enfants, qui ne sont parfois même pas en mesure de dénoncer les abus.

Il est donc extrêmement important de garantir un environnement sûr aux enfants. Les Etats membres doivent prendre des mesures efficaces pour leur offrir une protection spéciale, garantir qu’ils seront hébergés dans un lieu convenable où ils seront en sécurité avec leurs familles ou tuteurs légaux, et non détenus derrière des barreaux. La protection des enfants migrants et demandeurs d’asile est une obligation pour nous. Le Conseil de l’Europe dispose des instruments nécessaires qui fournissent des lignes directrices pour la protection des enfants. L’un de ces instruments est la Convention de Lanzarote sur la protection des enfants contre l’exploitation et les abus sexuels, signée par tous les Etats membres du Conseil de l’Europe et ratifiée par 41 d’entre eux.

J’appelle donc tous les Etats membres qui n’ont pas encore ratifié cette convention à le faire, et tous les Etats à la mettre pleinement en œuvre et à prendre toutes les mesures qui s’imposent pour protéger les enfants, prévenir les violences sexuelles, protéger les enfants victimes d’abus et traduire en justice les auteurs d’infractions.