Une solution rapide à la crise humanitaire à Gaza pour assurer la stabilité au Moyen-Orient

Une solution rapide à la crise humanitaire à Gaza est « essentielle pour assurer la stabilité au Moyen-Orient » et les États membres du Conseil de l’Europe, Israël et les autorités palestiniennes devraient mettre tout en œuvre pour soulager la situation humanitaire de la population qui vit dans la bande de Gaza, a déclaré aujourd’hui la Commission des migrations de l’APCE.

Le projet de résolution sur la crise humanitaire à Gaza adopté à l’unanimité, basé sur le rapport de Eva-Lena Jansson (Suède, SOC), affirme que le blocus imposé depuis 9 ans à Gaza par Israël et l'Égypte, est « une punition collective infligée à sa population », en violation des droits de l'homme et du droit international humanitaire. Au total, 80 % de la population dépend de l'aide humanitaire.

La levée du blocus « est une condition préalable essentielle » à la résolution de la crise humanitaire et la communauté internationale devrait la faciliter en créant les conditions de sécurité nécessaires à la libre circulation des personnes et des biens. Il faudrait, dans cette perspective, appeler à l’organisation d’une nouvelle conférence internationale sur la reconstruction de Gaza.

Le texte adopté appelle la communauté internationale à faciliter l'accès et la fourniture de services médicaux et sociaux à la population de Gaza aux et à fournir une solution durable concernant l’approvisionnement en eau et en énergie. Les autorités israéliennes devraient pour leur part mettre fin au blocus afin de garantir l’accès de la population aux droits de l’homme fondamentaux et inaliénables et prévoir la levée du blocus tout en facilitant les exportations de Gaza vers Israël, vers la Cisjordanie et vers d’autres pays. Les autorités palestiniennes devraient quant à elles rejeter et condamner les actes de terrorisme contre Israël, former un gouvernement efficace et soudé pour les deux territoires et préparer un plan d’action pluriannuel pour la construction de l'État de Palestine.

La commission a réitéré la position constante de l’Assemblée, selon laquelle seule une solution négociée à deux États au conflit israélo-palestinien et l’interruption de la construction de nouvelles colonies et de l'extension des anciennes sur le territoire palestinien permettront de créer le cadre nécessaire à la normalisation de la situation humanitaire à Gaza et à la promotion de la construction de l'État de Palestine.