Liban : plus de solidarité pour faire face à une crise des réfugiés 'intenable'

« La crise des réfugiés devient intenable pour le Liban. Une plus grande solidarité internationale est nécessaire », a souligné aujourd’hui la Commission des questions politiques de l’APCE. La communauté internationale, a-t-elle dit, devrait renforcer « de toute urgence sa contribution au soutien et à l’aide aux réfugiés présents » dans ce pays. Les Etats « devraient, d’une part, augmenter leur soutien financier à la prise en charge humanitaire sur le terrain, et d’autre part, accroître les possibilités de réinstallation pour les réfugiés qui souhaiteraient en bénéficier ».


En adoptant un projet de résolution sur la situation au Liban, basé sur le rapport de Tobias Zech (Allemagne, PPE/DC), les parlementaires ont rappelé que, au cours des cinq dernières années, la situation des réfugiés s'est aggravée et, qu’aujourd'hui, le Liban accueille environ 1,5 million de réfugiés syriens. « Cet afflux vient s’ajouter aux nombreux réfugiés déjà présents, faisant du Liban le pays avec le plus grand nombre de réfugiés par habitant au monde ».

Le texte adopté souligne également que « la plus ancienne démocratie au Proche-Orient » constitue, bien qu’ entourée de conflits, un « bon exemple de coexistence pacifique et devrait être encouragée à continuer sur cette voie ».

La commission s’est félicitée de « l’élection de Michel Aoun à la fonction de Président après la plus longue vacance présidentielle de l’histoire du pays, marquant la fin d’une crise constitutionnelle qui mettait gravement en péril les équilibres fragiles sur lesquels repose le fonctionnement de la société libanaise ». Cette élection ne garantit cependant pas que « les autres problèmes du pays seront réglés ». Elle pose même de nouveaux défis : la formation du gouvernement par le Premier ministre Saad Hariri, et surtout la réconciliation politique des différents groupes d’intérêts.

Les parlementaires ont exprimé le souhait que l’APCE développe ses relations avec le Parlement libanais, tout d’abord en invitant les Parlementaires libanais à suivre ses travaux et, ensuite, en « l’encourageant à envisager de demander le statut de Partenaire pour la Démocratie auprès de l’Assemblée ».