Crise migratoire : améliorer le financement des situations d’urgence

« Il relève de la responsabilité morale et politique de tous les pays européens de contribuer financièrement à la gestion de la crise actuelle des migrants et des réfugiés, en fonction des moyens dont ils disposent », a déclaré aujourd’hui l’APCE. L’Assemblée a ajouté que ces pays devaient garantir l’allocation des fonds aux secteurs où les besoins sont le plus criants, tout en limitant au maximum les coûts administratifs et les obstacles structurels.

Les parlementaires ont également déploré que la complexité des procédures budgétaires et du processus décisionnel et la lenteur de la mise en œuvre des programmes de l'UE sur le terrain, empêchent l'établissement d'infrastructures et l'acheminement de l'aide en temps opportun.

Dans une résolution adoptée sur la base du rapport de Cezar Florin Preda (Roumanie, PPE/DC), l’APCE a encouragé les pays européens à « intensifier le partage de la charge financière engendrée par la situation actuelle », notamment par le biais de cadres de coopération tels que l’UE, le HCR, et les organisations humanitaires internationales. Elle a également salué l’aide humanitaire fournie par d’autres voies, par exemple les prêts ciblés consentis par la Banque de développement du Conseil de l’Europe.

Enfin, l’Assemblée a appelé l’UE à « poursuivre ses financements afin d’améliorer les conditions d’accueil, d’accélérer les procédures d’asile et d’encourager l’intégration à court et moyen terme des migrants et des réfugiés », parallèlement aux mesures de renforcement de la sécurité, du contrôle des frontières et des systèmes de retour.