Les migrations, une chance à saisir pour le développement européen

Le 28 juin, au cours de sa session plénière à Strasbourg, l’APCE consacrera toute une journée à une série de débats sur « les migrations et les réfugiés ». Le rapport sur « Les migrations, une chance à saisir pour le développement européen » d’Andrea Rigoni (Italie, ADLE) permettra aux membres de l’Assemblée d’examiner une série de mesures concrètes qui visent à faire en sorte que les migrations soient mutuellement profitables à l’Europe et aux migrants.

« La première chose à faire est de lutter contre le discours négatif à l’égard des migrations et de faire aux citoyens la démonstration économique de l’avantage qu’elles peuvent représenter pour nos sociétés. Tous les acteurs publics et privés devraient participer à l’élaboration d’une nouvelle politique migratoire de l’Europe, fondée sur des éléments probants et qui mette l’accent sur ses véritables avantages économiques et ses perspectives de développement », a souligné M. Rigoni.

« En parallèle, nous devrons supprimer un certain nombre d’obstacles bureaucratiques et de pratiques discriminatoires dissimulées et déclarées à l’égard des migrants, qui entravent considérablement leur intégration dans les sociétés d’accueil. Afin de tirer profit de la concurrence mondiale à l’égard des spécialistes les plus compétents, les pays européens doivent renforcer la transparence du marché du travail et ménager davantage de possibilités légales de migration vers l’Europe », a ajouté M. Rigoni.

Les propositions formulées dans son rapport ont été adoptées à l’unanimité par la commission des migrations le 27 avril dernier. Elles comportent des mesures qui visent à faciliter l’accès des migrants au marché du travail, à permettre aux migrants de participer pleinement et activement à tous les aspects de l’existence, à améliorer la législation nationale et à faciliter la protection sociale de tous les travailleurs migrants et de leurs familles. La commission propose également la création d’un Observatoire européen des migrations et du développement interculturel, qui aiderait les États membres à élaborer des stratégies, des cadres juridiques, des plans d’action et des projets spécifiques dans le domaine des migrations. Cet observatoire pourrait être créé sous la forme d’un accord partiel élargi du Conseil de l’Europe, en coopération avec l’Union européenne.