L’Europe doit tout mettre en œuvre pour préserver la stabilité de la Tunisie

La Commission permanente de l’APCE, réunie à Prague, a appelé aujourd’hui les Etats membres et l’UE à apporter leur aide à la Tunisie, compte tenu des défis économique et sécuritaire auxquels le pays est actuellement confronté. « L’Europe doit tout mettre en œuvre afin de ne pas laisser la Tunisie être déstabilisée », ont déclaré les parlementaires, ajoutant qu’une « détérioration de la situation pourrait avoir des répercussions immédiates sur le continent européen, au niveau migratoire et sécuritaire ».

En adoptant une résolution, sur la base du rapport de George Loucaides (Chypre, GUE), la Commission permanente a souligné que de tous les pays concernés par le Printemps arabe, la Tunisie était « le seul à avoir connu un développement positif », avec notamment l’adoption de la Constitution du 27 janvier 2014, et « la mise en place d’un système politique où les contre-pouvoirs sont institutionnalisés ». Elle a également salué les réformes menées dans le domaine judiciaire « qui contribuent à la construction de l’État de droit », les réformes pour lutter contre les discriminations, et les efforts du ministère de la Justice pour lutter contre la corruption.

Soulignant la nécessité de mener à bien la réconciliation nationale, les parlementaires ont rappelé que celle-ci ne devait pas se faire au détriment de la justice et déboucher sur un sentiment d’impunité. En outre, ils ont invité les autorités tunisiennes à maintenir le moratoire sur la peine de mort – que la Tunisie respecte depuis 1991 – et à s’engager à ne pas le remettre en cause.

Enfin, l’Assemblée a recommandé au Comité des Ministres d’augmenter les demandes de contributions volontaires, afin de renforcer les programmes prévus dans le cadre de la coopération post 2017 – relatifs à la promotion des droits de la femme, à la défense des droits des enfants, à la liberté d’expression et aux médias, et à la décentralisation.