Avant de rencontrer ses homologues de l’UE, une rapporteure souligne la souffrance des migrants séparés de leurs familles

La rapporteure de l’APCE sur le regroupement familial des migrants et des réfugiés, a souligné, avant sa rencontre avec des responsables de l’UE, la souffrance que pouvaient endurer les migrants lorsqu’ils étaient séparés de leurs familles.

Ulla Sandbæk (Danemark, GUE), qui entame demain une rencontre de deux jours avec des responsables du Conseil, de la Commission et du Parlement de l’UE à Bruxelles, a déclaré qu’elle leur rappellerait que l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme protège le droit à la vie familiale de toute personne, y compris des migrants.

« Les troubles psychologiques sont souvent étroitement liés à la violence et aux problèmes sociaux. Il s’agit d’un cercle vicieux, qui traumatise les personnes vulnérables et déjà traumatisées par les circonstances de leur migration », a-t-elle précisé. « Le refus du regroupement familial, qui s’ajoute à la profonde souffrance humaine ressentie par les individus séparés de leurs familles, a donc un coût pour les sociétés d’accueil ».

Au cours de sa visite d’étude (18-19 octobre 2017), qui a lieu avant une réunion du Conseil de l’UE sur les migrations, Mme Sandbæk rencontrera notamment le directeur général Justice et Affaires intérieures du Conseil et le directeur de la Migration, de la Mobilité et de l’Innovation de la Commission, ainsi que des membres du Parlement européen.