Doris Fiala : ‘Trop d’enfants migrants sont encore placés en rétention dans des conditions inacceptables’

« Nous célébrons aujourd’hui la Journée mondiale de l’enfance, qui commémore la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant. Cette convention nous rappelle que les enfants sont avant tout des enfants, indépendamment de la nationalité, de l’origine ethnique ou de tout autre statut », a déclaré Doris Fiala (Suisse, ADLE), rapporteure générale de la Campagne parlementaire pour mettre fin à la rétention d’enfants migrants.

« Malheureusement, alors que nous célébrons aujourd’hui la reconnaissance de ce fait, nous sommes forcés d’admettre qu’il reste encore beaucoup à faire pour garantir que cette journée n’ait pas juste valeur de symbole, mais devienne une réalité et un motif de célébration. Les statistiques sont accablantes ; la moitié de la population des réfugiés dans le monde est composée d’enfants et bon nombre d’entre eux sont des enfants non accompagnés. Un trop grand nombre d’entre eux sont exposés à la violence, à la fois physique et psychologique. Nous ne devons surtout pas oublier que bien souvent, la douleur psychologique peut avoir des conséquences plus profondes et plus durables encore sur l’épanouissement d’un enfant que la maladie ou les lésions physiques », a-t-elle souligné.

« L’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) mène une campagne pour mettre fin à la rétention d’enfants migrants depuis avril 2015. La vulnérabilité des enfants est reconnue et pourtant ils sont retenus dans des conditions qui sont tout simplement inacceptables. Le fait de les priver de liberté, de les placer en centres de rétention, en camps fermés ou dans tout autre espace de type carcéral en raison de leur statut de migrants, constitue une terrible violation des droits de l’enfant. Il importe que nous y mettions définitivement fin », a-t-elle ajouté.

« Il convient de protéger ces enfants, de leur fournir un hébergement sûr, une éducation, de veiller au respect de leur droit à la vie familiale et de leur droit au jeu. Il importe de protéger l’intérêt supérieur de l’enfant.

C’est là notre devoir commun d’États membres du Conseil de l'Europe », a conclu Mme Fiala.