L’APCE appelle à créer un organe indépendant chargé d’évaluer la gouvernance du football

L’Assemblée parlementaire a appelé l’UE à envisager de créer un « observatoire » indépendant chargé d’évaluer la gouvernance du football, à la suite d’une série de scandales dans le milieu sportif.

Cet organe aurait pour mission d’évaluer la gouvernance de la FIFA, de l’UEFA et d’autres instances dirigeantes du football, y compris des aspects comme l’intégrité des élections des responsables de ces instances.

« L’observatoire n’aurait pas le pouvoir de gouverner le sport, mais de veiller à ce que les principes de bonne gouvernance soient effectivement appliqués et partagés », ont indiqué les parlementaires dans une résolution approuvée aujourd'hui, qui s’appuie sur un rapport d’Anne Brasseur (Luxembourg, ADLE). « Trop peu d'argent nuit au football, trop d’argent tue le football. Il faut éviter que le football ne s’autodétruise. »

L’Assemblée a demandé une nouvelle fois à la FIFA de faire toute la lumière sur les dernières procédures d'attribution de la Coupe du Monde, notamment la procédure concernant la Coupe du Monde 2022 au Qatar, « qui semble être entachée de graves irrégularités ».

Tout en saluant les progrès réalisés par la FIFA et l’UEFA sur certaines questions de gouvernance – en particulier l’intégration des droits de l'homme dans les critères de sélection des pays hôtes et des partenaires commerciaux – les parlementaires ont estimé que des problèmes persistent. Ils ont appelé les deux instances et leurs partenaires :

• à garantir la pleine indépendance de leurs organes chargés de veiller au respect de l’éthique, notamment au moyen de procédures transparentes de nomination et de révocation des membres et présidents ;
• à mettre en place des mécanismes efficaces pour lutter contre la corruption ;
• à insister davantage pour que les pays qui accueillent leurs événements respectent les droits civils et politiques fondamentaux ;
• à mettre fin aux « transferts forcés » de joueurs mineurs ;
• à veiller à la présence d’un nombre minimum de femmes dans les organes de direction de leurs associations membres.