Le Président autrichien réitère l'attachement au Conseil de l'Europe et à ses valeurs

Dans son discours, le Président autrichien Alexander Van der Bellen s'est fortement engagé en faveur de l'Europe et de ses valeurs et a réaffirmé l'attachement de l'Autriche au Conseil de l'Europe. « Sans les principes que cette organisation défend », a-t-il déclaré, « nous ne pouvons pas avoir l'Europe que nous voulons tous ». Il a souligné que la démocratie, les droits de l'homme et la primauté du droit doivent être reconquis chaque jour et que, par conséquent, « nous avons plus que jamais besoin d’un postulat, fondé sur ces valeurs ».

Face aux « tendances inquiétantes » à l’égard de ces valeurs dans certains Etats membres, le Conseil de l'Europe devrait « raviver l'esprit du solide consensus de base de ses premières années, notamment après la chute du Rideau de Fer. Il s'agit de la capacité de l'Europe à assumer ses responsabilités sur la scène internationale, à faire preuve de leadership, à rayonner et à influencer d'autres régions, qu'elles soient proches ou lointaines » , a-t-il déclaré.

« Le Conseil de l'Europe n'est pas le Conseil de sécurité de l'ONU, ni l'OSCE, mais le Conseil de l'Europe dispose d'instruments importants qui, s'ils sont appliqués judicieusement et correctement, peuvent contribuer à la stabilisation et à la résolution de conflits », a-t-il dit, en faisant référence aux conventions et aux mécanismes de suivi sur des sujets tels que la torture, la discrimination contre des minorités, la corruption et la traite d’êtres humains. "Dans l'accomplissement de ces tâches, le Conseil de l'Europe ne dépend pas d'autres organisations internationales. Ce formidable potentiel devrait être pleinement exploité », a-t-il souligné.

Abordant «un hotspot particulièrement douloureux en Europe», créé au printemps 2014, il a appelé à une solution permanente et durable au conflit en Ukraine et autour de l'Ukraine. « Cela ne peut être réalisé que par la volonté de paix et des efforts sérieux de tous les côtés. Cela nécessite plus de dialogue pour rétablir la confiance », a-t-il déclaré.

"La question d'un éventuel retour de la délégation parlementaire russe à l'Assemblée parlementaire est actuellement l'un des sujets les plus difficiles du Conseil de l'Europe. J'espère vivement que les membres de l'Assemblée parlementaire parviendront dans un proche avenir à une méthode convenue, fondée sur un consensus, une approche qui nous permettrait de progresser ensemble, sans aucun gagnant ni aucun perdant. Je pense que cette quête d'une solution est une préoccupation pour nous tous, et c'est aussi une question urgente », a-t-il conclu.