Un rapporteur de l'APCE demande instamment au Japon de suspendre des exécutions

Le rapporteur général pour l'abolition de la peine de mort de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE), Yves Cruchten (Luxembourg, SOC), a lancé un appel aux autorités japonaises afin qu’elles suspendent les exécutions apparemment planifiées de 13 membres de la secte Aum Shinrikyo, responsables de l'attaque au gaz sarin en 1995 dans le métro de Tokyo.

« J'ai été informé que sept des treize membres de cette secte ont été transférés du centre de détention de Tokyo vers des centres de détention d'autres régions du pays. Comme, malheureusement, les exécutions au Japon sont tenues secrètes, cela pourrait indiquer que ces personnes seraient bientôt exécutées, même si certaines d'entre elles ont demandé à être rejugées », a déclaré M. Cruchten.

« J'appelle les autorités japonaises à ne procéder à aucune exécution et à commuer les condamnations à mort des 13 membres d'Aum Shinrikyo et de toutes autres personnes condamnées à mort. La peine capitale est une peine cruelle et inhumaine, qui n'est plus tolérée par la majorité des États au monde. Je demande instamment au Japon, qui est un Etat observateur auprès du Conseil de l'Europe, d'aller dans le même sens et d'abolir la peine de mort », a-t-il conclu.