Changement climatique : il n’y a pas de ‘Terre bis’

« L’Accord de Paris incarne une solution globale pour le climat. Ce texte de référence en matière de lutte contre le changement climatique est un appel à agir à l’échelon national et ce à tous les niveaux, du local au régional et international », a rappelé Lord John Prescott (Royaume-Uni, SOC) en présentant son rapport sur le changement climatique à la Commission des questions sociales, de la santé et du développement durable.

« Face à cet immense défi, nous avons un rôle important à jouer en tant que parlementaires pour construire dès aujourd’hui un avenir plus viable pour tous car il n’y a pas de ‘Terre bis’ », a—t-il rappelé.

Dans le projet de résolution adopté à l’unanimité, la commission invite les pays européens à montrer l’exemple en intégrant systématiquement des parlementaires dans leurs délégations aussi bien aux négociations mondiales qu’aux consultations gouvernementales qui se déroulent en amont pour déterminer la position nationale dans ces négociations.

« Cette implication plus étroite des législateurs devrait favoriser une plus grande cohérence des politiques visant à honorer les engagements nationaux et internationaux pris dans le cadre de l’Accord de Paris, à assurer une répartition plus équilibrée des ressources budgétaires, et à mettre en place un cadre législatif pour l’investissement vert », a estimé la commission.

Elle invite les États membres notamment à établir une stratégie nationale ambitieuse accompagnée d’un plan d’action concret pour intégrer les objectifs de développement durable, et elle appelle à tenir des consultations régulières avec les différentes parties prenantes (société civile, secteur privé, établissements financiers et universitaires, collectivités locales et territoriales et populations locales). Enfin, elle encourage vivement les trois États membres, qui ne l’ont pas encore fait (Fédération de Russie, Saint Marin et Turquie), à ratifier au plus tôt l’Accord de Paris.