Halte aux mariages forcés

« Le mariage forcé n’est pas une simple contrainte matrimoniale mais constitue un ensemble de violences faites - principalement - aux femmes et aux filles, mais aussi parfois aux hommes et aux garçons. Tous les États membres du Conseil de l’Europe sont concernés par les mariages forcés, dont il existe de multiples cas de figure », a rappelé aujourd’hui à Paris Béatrice Fresko-Rolfo (Monaco, ADLE) en présentant son rapport à la Commission sur l’égalité et la non-discrimination.

« Il peut s’agir de mariages forcés contractés en Europe, de ressortissants ou résidents européens dont le mariage forcé est contracté ailleurs, ou bien de personnes mariées de force avant leur arrivée en Europe.

Les mariages forcés entraînent de graves violations des droits fondamentaux des victimes, et notamment des atteintes aux droits à l’intégrité physique, à la santé physique et psychique, à la santé sexuelle et génésique, à l’éducation, à la vie privée, à la liberté et à l’autonomie des femmes. De telles violations ne peuvent en aucun cas être justifiées par le respect des coutumes, des traditions ou des croyances culturelles, ni par le prétendu ‘honneur’, » a-t-elle souligné.

La commission a adopté à l'unanimité un projet de résolution contenant un ensemble de mesures que les États membres devraient mettre en œuvre afin de favoriser des politiques intégrées et prévenir les mariages forcés, de protéger les victimes et de poursuivre les auteurs de ces pratiques préjudiciables. Le rapport est inscrit à l’ordre du jour de la session d’été de l’APCE (Strasbourg, 25 – 29 juin 2018).